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l'ère open du tennis
Novak DJOKOVIC
Serbie - droitier
Né le 22 mai 1987 à Belgrade.
Longtemps resté dans l'ombre de Federer et Nadal, Novak
Djokovic a explosé en 2011 pour devenir le maître du
tennis pendant plusieurs saisons.
Palmarès :
67 titres, dont 6 Open d'Australie, 3 Wimbledon, 2 US Open et 1 Roland Garros
1 fois vainqueur de la coupe Davis
Son meilleur classement :
n°1 mondial le 4 juillet 2011
Chronologie de ses titres en Grand Chelem :
Australie 2008
Australie 2011
Wimbledon 2011
US Open 2011
Australie 2012
Australie 2013
Wimbledon 2014
Australie 2015
Wimbledon 2015
US Open 2015
Australie 2016
-
Roland Garros 2016
Personnalité et popularité :
Arrivé très jeune à
maturité, Novak Djokovic a conquis le public par son jeu en
finesse mais aussi par ses facéties. Il n'a pas son pareil pour
amuser la galerie avec ses imitations d'autres joueurs comme Nadal,
McEnroe ou encore Maria Sharapova.
Son physique étant un
de ses points faibles, on l'a parfois soupçonné de faire
acte d'anti-jeu en simulant des problèmes de santé pour
se permettre des temps de récupération quand il cherchait
un second souffle, comme ce fut le cas par exemple en 2006 à
l'US Open face à Gaël Monfils.
Style de jeu :
La palette technique de Nole est une des plus riches du circuit. Et il
lui fallait bien cela pour aller défier les deux monstres
sacrés Federer et Nadal. A l'instar de Federer, le Serbe sait
presque tout faire, puisqu'il a gommé certains aspects plus
faiblards de son jeu au fur et à mesure des années.
D'abord plus à l'aise sur dur, où il a glané ses
premiers grands titres, il est devenu un joueur tout terrain.
Son
service a été nettement amélioré en 2011,
au point que Djoko peut planter des aces sur deuxième balle dans
des situations délicates.
Son revers à deux mains
est particulièrement agressif, d'une précision
redoutable, et c'est grâce à une telle arme que son art du
contre est jugé supérieur à celui de Nadal.
Carrière :
Djokovic passe professionnel en 2003 dès
l'âge de 16 ans. Mais il touche à la
notoriété en 2006 quand il réalise un surprenant
parcours à Roland Garros, en venant à bout de pointures
comme Fernando Gonzalez, Tommy Haas et Gaël Monfils. C'est
seulement face au redoutable Rafael Nadal qu'il met un genou à
terre en quarts de finale, sur abandon du fait d'une douleur dorsale.
Après
avoir perdu en finale à Indian Wells, le Serbe remporte Miami
avec au passage une magnifique victoire sur Nadal. Il dispute les
demi-finales des Internationaux de France, tombant une nouvelle fois
sur le roc Nadal. Il est désormais le n°4 mondial. Il ne
descendra plus en dessous de ce classement jusqu'à aujourd'hui.
A Wimbledon, il fait le même parcours, butant sur Nadal
encore et toujours en demi-finale Après Miami il remporte le
deuxième Masters Series de sa carrière à
Montréal. Pour avoir le droit de soulever le trophée, il
a réussi ce que personne n'avait jamais fait avant lui : battre
Nadal et Federer dans le même tournoi. Il a même
dominé le 3ème joueur mondial Andy Roddick. C'est
à l'US Open qu'il atteindra sa première finale en Grand
Chelem, mais il échouera face au double tenant du titre Roger
Federer : 7/6 7/6 6/4.
Il
a donc largement mérité sa participation au Masters. Mais
pour cette première il est gêné physiquement et ne
passe pas l'écueil du "round robin".
Mais
sa plus belle victoire jusque là il la décrochera
à Melbourne en 2008, en exécutant Federer 7/5 6/3 7/6
pour s'ouvrir les portes de la finale de l'Open d'Australie. Et face au
Français Tsonga, il assume son statut de favori à la
perfection : 4/6 6/4 6/3 7/6. Demi-finaliste à Roland, il rate
sa prestation sur le gazon de Wimbledon. 2008 est une année
olympique. Le Serbe qui aime plus que tout défendre les couleurs
de son jeune pays dans le concert des nations va remporter la
médaille de bronze contre James Blake. En fin d'année, il
remporte le Masters en dominant Davydenko en finale.
En
2009, alors qu'il défendait son titre à l'Open
d'Australie, Djoko doit abandonner face à Andy Roddick au stade
des quarts de finale. Sa défaite 6/3 6/2 face au même Roddick à Indian Wells en 2009 a été
considérée par le joueur serbe comme la pire de sa carrière. Mais
la saison sur terre battue commence bien : A Monte Carlo Nole a
sévèrement accroché l'ogre Nadal quasiment
invincible sur la surface ocre : 6/3 2/6 6/1 pour l'Espagnol. La suite
de la saison est en demi-teinte. Pour la troisième année
de suite, il chute face à Federer à Flushing
Meadows. La fin d'année est bien meilleure : en octobre, il
réussit un exploit en allant battre Federer sur ses terres
à Bâle, puis remporte le prestigieux Masters 1000 de
Paris-Bercy, en étant très solide face à Nadal
puis contre Monfils qui lui aussi évoluait devant son public en
finale.
En se payant les services de l'Américain Todd
Martin, Djokovic va tenter de révolutionner son service, mais
ce
sera un échec évident : peu à l'aise puisque ayant
perdu ses automatismes sur ses appuis, il commet un nombre inhabituel
de doubles fautes en 2010 pour des statistiques peu flatteuses sur les
aces. Sagement le Serbe abandonne la méthode Martin et
replace son vieil ami Marian Vajda au centre de son coaching. Dans
cette période d'adaptation le Serbe a perdu beaucoup de matchs, mais parvient à rester n°3 mondial, grâce notamment
à une demi-finale à Wimbledon, perdue contre Berdych et
une finale à l'US Open qu'il perdra face à Nadal après avoir sauvé deux balles
de match contre Federer dans une demi-finale épique.
Alors qu'il figurait depuis plusieurs années parmi les tout
meilleurs joueurs de la planète, Novak a encore pris une
dimension supplémentaire quand il a remporté la coupe
Davis avec la Serbie en décembre 2010. Il jugeait ce titre comme
le plus beau de sa carrière, plus important même à
ses yeux qu'un titre du Grand Chelem. Va s'enchaîner une superbe
série de victoires,
qui le verront remporter sept
titres coup
sur coup en 2011, dont l'Open d'Australie, Indian Wells, Miami, Madrid
et Rome. Il alignera ainsi une série de 43 victoires
consécutives avant de s'incliner pour la
première fois de l'année contre Federer en demi-finale de
Roland Garros, match considéré par beaucoup d'experts
comme le sommet de la saison. Si le Serbe l'avait emporté, il
aurait égalé le record d'invincibilité depuis un
début d'année que détient John McEnroe avec 42
matchs gagnés. Mais Novak Djokovic n'est pas
psychologiquement entamé par cette première
défaite en 2011. Il confirme qu'il est le meilleur joueur du
monde en remportant Wimbledon (ce qui lui permettra d'accéder
à la première place mondiale) puis l'US Open, en battant
Nadal à chaque fois, soit six victoires sur six face à
l'Espagnol en 2011, une statistique éloquente ! et en
écartant comme en 2010 deux balles de match en demis face
à Roger Federer. Au bilan de la saison, il a remporté le
chiffre record de 5 Masters 1000.
Sur
la lancée de cette fantastique saison 2011, le Serbe triomphe en
2012 pour la troisième fois à l'Open d'Australie, dans ce
qui restera la finale la plus disputée de toute l'histoire des
Grands Chelems. Il lui faut en effet près de six heures pour
faire plier son rival Rafael Nadal : 6/7 6/4 6/2 6/7 7/5. Puis il
traverse une période plus difficile suite à sa
défaite face à Nadal en finale de Roland-Garros alors
qu'il s'était chargé de sortir Federer en
demi-finale. Il ne parvient plus dès lors à battre
un autre membre du Big Four, jusqu'en octobre à Shanghai,
où il domine Murray en 3h21 au terme d'un match de très
belle qualité : 5/7 7/6 6/3. Il termine l'année par un
deuxième sacre au Masters, avec une finale époustouflante
face à son dauphin au classement ATP Roger Federer, qu'il aura
donc battu trois fois sur cinq en 2012.
Djoko
réussit le tour de force de triompher une troisième fois
d'affilée à Melbourne. Il a profité d'un tableau
beaucoup plus tranquille que celui de ses deux principaux rivaux,
Federer et Murray qui se sont entredéchirés en
demi-finale. Le Serbe a souffert malgré tout pour se
défaire d'un autre Suisse, Stanislas Wawrinka qui mena 6/1 5/2
en huitièmes de finale.
Au printemps il remporte Monte Carlo,
renversant de son piédestal l'indéboulonnable Rafael
Nadal, qui restait invaincu sur le
Rocher depuis dix ans. Il perd
cependant contre le Majorquin à Paris quelques
semaines plus tard, où les deux hommes croisent le fer
dès les demi-finales. A Wimbledon, Djokovic atteint la finale
mais s'incline en trois sets face à Andy Murray. Nadal
réussissant la meilleure saison de sa carrière, Djoko
doit lui céder en octobre la place de n°1 mondial. Mais
depuis lors, le Serbe gagne tout : Shanghai, Bercy et le Masters !
Il
commence la saison 2014 avec moins de brio, s'inclinant dès les
quarts face à Wawrinka en Australie, et surtout il échoue
dans sa quête de conquérir le seul grand tournoi qui lui
échappe encore, butant une nouvelle fois sur le roc Nadal en
finale de Roland Garros. Il remporte cependant Wimbledon contre Federer
et ravit à l'Espagnol la place de n°1.
Il déçoit à l'US Open en se faisant sortir par le
Nippon Nishikori. Nadal est forfait pour la fin de saison, mais sa
place de leader au classement ATP n'est pas aussi tranquille que cela.
Le Serbe voit revenir Federer comme un boulet de canon. Le Suisse est
même en mesure de lui ravir la place de n°1 mondial. Il faut
une élimination précoce au Masters 1000 de Bercy pour que
le Suisse renonce à ce projet fou. Djokovic enlève Bercy, devenant ainsi le premier
à conserver son titre dans l'enceinte du POPB.
La
saison 2015 démarre de manière tout-à-fait
exceptionnelle, rappelant quelque peu la domination que le Serbe
exerça sur le début de saison 2011, avec un
cinquième sacre - record absolu - à l'Open d'Australie,
puis il enchaîne comme en 2014 avec la tournée victorieuse
sur le dur américain, remportant Indian Wells et Miami, avec des
succès très impressionnants sur Federer et Murray (deux
fois). On s'attend donc logiquement à ce qu'il remporte enfin le
seul grand tournoi qui manque à son palmarès, Roland
Garros. Il arrive bien en finale à Paris après avoir
terrassé notamment le maître des lieux Rafael Nadal, puis
en demi-finales il avait nettementdominé
Jo Tsonga. Pourtant, Stan Wawrinka réalisera
le grand coup de la saison 2015 en venant à bout du n°1
mondial, et en privant ainsi Djoko du grand objectif de sa saison. Mais
le Serbe reprend des couleurs très rapidement, et domine une
nouvelle fois Federer en finale de Wimbledon, égalant ainsi son
coach Boris Becker.
Il s'incline en finale de Montréal face à Murray, puis en
finale de Cincinnati face à Federer. Mais c'est bien Djoko qui
soulève le trophée à New York, en dominant une
nouvelle fois Federer en finale. Confortant sa place de n°1 mondial
(déjà mathématiquement acquise pour cette saison
2015) avec plus de 5000 points d'avance, Nole réussit donc une
deuxième fois le petit Chelem, ce que seul Federer avait
réussi dans l'ère open. Il parachève cette
année
fabuleuse de manière parfaite, en remportant Shanghai, Bercy (ce
qui lui permet d'établir le record de 6 Masters 1000 dans
une seule saison) et
le Masters !
Sa
saison 2016 repart sur les mêmes bases. Nole remporte l'Open
d'Australie pour la sixième fois. Puis il décroche les
deux premiers Masters 1000 à Indian Wells et à Miami. Sa
saison sur terre battue est plus mitigée, avec une
défaites d'entrée à Monte Carlo face au modeste
Jiri Vesely, et la perte de son titre en finale de Rome face à
Murray. Alors que Nadal semble retrouver un excellent niveau sur terre
battue après deux années médiocres, Djoko
réussit à rester le patron sur cette surface. Il s'impose
notamment à Madrid avec autorité. Le 5 juin, il remporte
face à Murray la finale du French Open, le seul titre qui lui
résistait. Il devient donc le seul détenteur des quatre
levées du Grand Chelem, ce qu'il est le premier à faire
depuis Rod Laver, auteur de cet exploit le 9 septembre 1969 !
Le Serbe essuie toutefois une grosse déconvenue à
Wimbledon, où il se fait sortir dès le troisième
tour par Sam Querrey. Il se met sur courant alternatif, puisqu'il
remporte ensuite le Masters 1000 de Toronto, avant de sombrer au
premier tour du tournoi olympique à Rio, victime de Juan Martin
Del Potro. Il s'incline en finale de l'US Open face à Stan Wawrinka.
Son entraîneur :
Marian Vajda
Todd Martin (août 2009 - avril 2010)
Boris Becker (depuis novembre 2013)
Ses titres :
12 Gds Chelems |
5 Masters |
30 Masters 1000 |
11 ATP 500 |
9 ATP 250 |
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Amersfoort 2006 |
Metz 2006 |
Adélaïde 2007 |
Miami 2007 |
Estoril 2007 |
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Montréal 2007 |
Vienne 2007 |
Australie 2008 |
Indian Wells 2008 |
Rome 2008 |
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Masters 2008 |
Dubaï 2009 |
Belgrade 2009 |
Pékin 2009 |
Bâle 2009 |
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Bercy 2009 |
Dubaï 2010 |
Pékin 2010 |
Australie 2011 |
Dubaï 2011 |
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Indian Wells 2011 |
Miami 2011 |
Belgrade 2011 |
Madrid 2011 |
Rome 2011 |
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Wimbledon 2011 |
Montréal 2011 |
US Open 2011 |
Australie 2012 |
Miami 2012 |
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Toronto 2012 |
Pékin 2012 |
Shanghai 2012 |
Masters 2012 |
Australie 2013 |
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Dubai 2013 |
Monte-Carlo 2013 |
Pékin 2013 |
Shanghai 2013 |
Bercy 2013 |
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Masters 2013 |
Indian Wells 2014 |
Miami 2014 |
Rome 2014 |
Wimbledon 2014 |
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Pékin 2014 |
Bercy 2014 |
Masters 2014 |
Australie 2015 |
Indian Wells 2015 |
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Miami 2015 |
Monte Carlo 2015 |
Rome 2015 |
Wimbledon 2015 |
US Open 2015 |
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Pékin 2015 |
Shanghai 2015 |
Bercy 2015 |
Masters 2015 |
Doha 2016 |
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Australie 2016 |
Indian Wells 2016 |
Miami 2016 |
Madrid 2016 |
Roland Garros 2016 |
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Toronto 2016 |
Doha 2017 |
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Sa compagne :
Jelena Ristic
© 2007