chron'open
Le site de
l'ère open du tennis
Flushing Meadow
Les Internationaux des Etats-Unis
US OPEN 2015
dur
Novak Djokovic moins dominateur
qu'à Melbourne ou Wimbledon, parvient pourtant à
réussir le petit Chelem, consacrant en finale face à
Federer la victoire de la défense sur l'attaque. Il entre encore
un peu plus dans la légende en totalisant désormais 10
titres en Grand Chelem.
- du 31 août au 13 septembre 2015 -
Absents : Benneteau
Météo : de la pluie passagère en deuxième
semaine, retardant notamment la finale de trois heures. Dès la
prochaine
édition en 2016, un toit devrait enfin couvrir le Stadium
Arthur-Ashe en cas d'intempéries.
Novak Djokovic arrive une nouvelle fois à New York avec
le costume de favori. Mais Federer et Murray affichent une forme
éclatante et auront leur carte à jouer. Et si Nadal ne
semble pas encore
avoir retrouvé son meilleur niveau, il pourrait bien finir par
se réveiller un jour. Et pourquoi pas à Flushing ?
Têtes de série
(TS)
|
1
Novak Djokovic |
5 Stan Wawrinka |
9 Marin Cilic |
13 John Isner |
2 Roger Federer |
6 Tomas Berdych |
10 Milos Raonic |
14 David Goffin |
3 Andy Murray |
7 David Ferrer |
11 Gilles Simon |
15 Kevin Anderson |
4 Kei Nishikori |
8 Rafael Nadal |
12 Richard Gasquet |
16 Gaël Monfils |
17 Grigor Dimitrov |
21 Ivo Karlovic |
25 Andreas Seppi |
29 Ph. Kohlschreiber |
18 Feliciano Lopez |
22 Viktor Troicki |
26 Tommy Robredo |
30 Thomaz Bellucci |
19 Jo-Wilfried Tsonga |
23 Roberto Bautista-Agut |
27 Jérémy Chardy |
31 Guillermo Garcia-Lopez |
20 Dominic Thiem |
24 Bernard Tomic |
28 Jack Sock |
32 Fabio Fognini |
autres
résultats
premier tour
Ce que Benoît Paire a réussi sur le court Louis Armstrong,
il fallait le faire ! Mené deux manches à une par le
n°4 mondial et finaliste 2014 Kei Nishikori, il a pu
renversé le court du match pour s'imposer : 6/4 3/6 4/6 7/6 6/4
après avoir sauvé deux balles de match dans le tie break.
Le Français retrouve son meilleur niveau pour redonner des
couleurs au tennis français. Quans on sait que le Nippon ne perd
que pour la quatrième fois une cinquième manche (pour
douze victoires), on mesure encore un peu plus la teneur de cet
exploit. L'US Open commence avec un beau cocorico !



Rafa n'est pas au mieux, mais il s'en sort et face à Borna Coric
il assure donc l'essentiel. Il se méfiait beaucoup de ce Croate
de dix-neuf ans, valeur montante du tennis : 6/2 6/3 4/6 6/4.


Chez les Français, la plus grosse déception nous vient
peut-être de Gilles Simon. Le n°1 français tenait
le bon bout face au gaucher Donald Young, un joueur largement à sa
portée. Gilou mena 3/0 dans le troisième set après
avoir remporté les deux premiers. Mais il a relancé
l'Américain, qui fut
forcément galvanisé par le fait de jouer devant un public
tout acquis
à sa cause : 2/6 4/6 6/4 6/4 6/4.

Nicolas Mahut réalise un match sérieux et crée une
petite surprise en éliminant le joueur local Sam Querrey en
trois sets : 7/5 7/6 7/5.

Richard Gasquet vascille face à Thanasi Kokkinakis, mais il s'en
tire presque par miracle, son adversaire décidant de jeter
l'éponge, gêné aux adducteurs : 4/6 6/1 4/6 6/3 2/0
ab.

Nick Kyrgios, qui avait défrayé la chronique en insultant
Wawrinka à Montréal pendant un changement de
côté, est puni par Andy Murray : 7/5 6/3 4/6 6/1.


Roger estimait que son premier tour serait sans doute compliqué
face à Leonardo Mayer. Il avait bien entendu en mémoire
les cinq balles de match qu'il eut à écarter en octobre
2014 à Shanghai, tournoi qu'il a d'ailleurs fini par remporter.
Pourtant l'Argentin ne se montrera pas aussi affûté que
l'année passée, et le quintuple lauréat de
l'épreuve s'impose très facilement : 6/1 6/2 6/2.
deuxième
tour
David Goffin se fait des frayeurs. Le Lituanien Ricardas Berankis l'embarque
dans un combat marathon, dans lequel la TS 14 se procure en tout 29
balles de break pour 6 converties. En théorie trois devraient
suffire pour gagner un match en Grand Chelem, mais David n'est pas non
plus très serein sur ses propres mises en jeu : 5/7 6/4 3/6 6/2
6/1.

C'est déjà terminé pour Dimitrov. Le Bulgare n'est
pas au mieux, et c'est bien le Kazakh Mikhaïl Kukushkin qui
réussit un des plus gros coups de sa carrière : 6/3 7/6
2/6 4/6 6/4.

Adrian Mannarino, mieux inspiré que jamais, était parti
pour réaliser l'exploit de la quinzaine. Mais une fois encore,
Andy Murray a rectifié le tir. C'est la huitième fois
déjà que le Britannique remporte un match en ayant
accusé deux manches de retard : 5/7 4/6 6/4 6/2 6/3.



La carrière de Lleyton Hewitt s'arrête ici. Il s'incline
face à un joueur d'avenir, son compatriote Bernard Tomic, qui
deviendra bientôt son poulain, puisque le lauréat 2001 a
déjà organisé sa reconversion, en tant
que capitaine de l'équipe australienne de coupe Davis. La
victoire du cadet a mis du temps à se dessiner, Hewitt ayant
terminé en faisant du Hewitt, ne cédant qu'en cinq sets
après s'être procuré deux balles de match
: 6/3 6/2 3/6 5/7 7/5.

Roger n'avait sans doute pas besoin de placer le curseur aussi haut
dans ce trente-deuxième de finale, mais il l'a fait. Chose
étonnante, le Belge Steve Darcis en douze ans de carrière, n'avait jamais rencontré Sa
Majesté Roger. Cette "anomalie" est maintenant gommée.
Certes celui qui fut top 50 en 2008 a pris une fessée de la
part du maître, mais il a joué son va-tout, et n'a tout
simplement rien pu faire, Federer étant quasiment injouable ce
soir-là. Darcis a-t-il eu le temps de savourer
l'événement, car ça n'a duré que 83 minutes
: 6/1 6/2 6/1.


Résultats
Djokovic bat Haider-Maurer 6/4 6/1 6/2
Seppi bat Gabashvili 3/6 6/3 7/6 6/1
Bautista-Agut bat Carreño Busta 4/6 6/4 6/0 2/6 6/4
Goffin bat Bernakis 5/7 6/4 3/6 6/2 6/1
Raonic bat Verdasco 6/2 6/4 6/7 7/6
F. Lopez bat Fish 2/6 6/3 1/6 7/5 6/3
Fognini bat Cuevas 6/3 6/4 6/4
Nadal bat Schwartzman 7/6 6/3 7/5
Paire bat Ilhan 6/3 3/6 6/4 6/3
Robredo bat Groth 6/4 7/6 6/4
Tsonga bat Granollers 6/3 6/4 6/3
Stakhovsky bat Marchenko 6/4 7/6 4/6 6/4
Cilic bat Donskoy 6/2 6/3 7/5
Kukushkin bat Dimitrov 6/3 7/6 2/6 4/6 6/4
Chardy bat Klizan 7/5 6/4 7/6
Ferrer bat Krajinovic 7/5 7/5 7/6 |
Wawrinka bat Chung 7/6 7/6 7/6
Bemelmans bat Sock 4/6 4/6 6/3 2/1 ab.
Troicki bat Ram 7/6 6/4 3/6 6/3
Young bat Bedene 3/6 6/4 6/4 6/2
K. Anderson bat A. Krajicek 6/3 6/4 6/2
Thiem bat Istomin 6/4 6/4 1/0 ab.
Bellucci bat Nishioka 6/0 6/3 6/4
Murray bat Mannarino 5/7 4/6 6/1 6/3 6/1
Berdych bat Melzer 7/6 6/1 6/3
Garcia-Lopez bat Mahut 6/4 6/2 6/7 6/1
Tomic bat L. Hewitt 6/3 6/2 3/6 5/7 7/5
Gasquet bat Haase 4/6 6/3 7/6 6/4
Isner bat Youzhny 6/3 6/4 6/4
Vesely bat Karlovic 7/6 3/6 3/6 6/2 7/6
Kohlschreiber bat Rosol 7/6 6/2 6/2
Federer bat Darcis 6/1 6/2 6/1 |
troisième
tour
Benoît Paire poursuit sa belle quinzaine. Il fait encore tomber
un joueur mieux classé que lui, le
multi-huitième-de-finaliste de l'US Open Tommy Robredo, qui
était dans un bien mauvais jour, commettant des fautes directes
auxquelles il ne nous avait pas habitués. Le tie-break a
été le tournant du match, le Français mené
3-0 aligna alors 7 points consécutifs pour empocher la
première manche. La suite fut un cavalier seul : 7/6 6/1
6/1.
Benoît sera donc en deuxième semaine de Grand Chelem pour
la première fois de sa carrière. Un Espagnol tombe, et
d'autres vont suivre dans cette même journée.

Le tennis espagnol vit un peu son "Septembre noir" en ce vendredi 4
septembre 2015. Certes, Bautista-Agut profite de l'abandon de Goffin.
Et certes Lopez prend le dessus face à Raonic, ce qui n'était pas
forcément attendu, ...
... Mais le bilan
ibérique est tout de même assez sombre, et en
particulier pour ses deux fers de lance. David Ferrer qui revient de blessures avait les faveurs des pronostics
face à Jérémy Chardy, mais le Palois, qui joue
sans doute la meilleure saison de sa carrière, le fait plier en
quatre sets : 7/6 4/6 6/3 6/1. Chardy restait face au Valencian sur sept défaites de
rang.


Et surtout, un séisme se produit dans la night session.
Rafael Nadal s'incline dans un combat complètement fou contre
Fabio Fognini. Celui qui n'est plus que le 8ème joueur mondial
tenait pourtant le fantasque Florentin dans sa ligne de mire, en menant
très largement au score 6/3 6/4 3/1. La cinquième manche
est explosive, avec la palme aux relanceurs. Quand Fognini breake
dès le troisième jeu, on se dit que cela arrive
peut-être trop tôt dans le set, le Majorquin disposant
d'assez de temps pour réagir. Et Nadal parvient en effet
à recoller immédiatement à 2 partout. Quand
l'Italien réussit de nouveau à ravir le service du double
lauréat de l'épreuve, on se dit alors que c'est une bonne
chose, mais que ce break est un poil trop précoce, car le
champion qu'est Rafa peut encore réussir à faire tourner
le match une dernière fois. Et en effet, Rafa débreake
aussitôt. Mais il y a ce fameux septième jeu, que des
spécialistes du tennis considèrent comme le plus
important d'un set (au premier rang desquels on placera Björn
Borg). Fognini réussit la passe de trois et mène donc
4/3. Eh bien non, ce n'est pas grave, Nadal sauve cinq balles de 5/3 et
recolle à 4 partout ! Il y aura bien un septième break
consécutif dans ce set, car Fognini réussit le tour de force de breaker une
quatrième fois de suite un adversaire pourtant si
expérimenté et maître dans la gestion des fins de
match. Et cette fois, c'est la bonne, Nadal ne parviendra pas à
recoller : 3/6 4/6 6/4 6/3 6/4. Il n'avait jamais perdu en Grand Chelem
après avoir remporté les deux premières manches.
Seul Federer avait su ainsi le faire tomber en comblant un tel handicap
mais c'était à Miami en 2005, dans un Masters Series.
Fognini quant à lui signe là l'exploit le plus
retentissant de sa carrière, lui qui n'avait jamais battu un top
10 dans une épreuve majeure.



Résultats :
Djokovic bat Seppi 6/3 7/5 7/5
Bautista-Agut bat Goffin 2/6 5/7 6/3 3/1 ab.
Lopez bat Raonic 6/2 7/6 6/3
Fognini bat Nadal 3/6 4/6 6/4 6/3 6/4
Paire bat Robredo 7/6 6/1 6/1
Tsonga bat Stakhovsky 6/3 7/5 6/2
Cilic bat Kukushkin 6/7 7/6 6/3 6/7 6/1
Chardy bat Ferrer 7/6 4/6 6/3 6/1
Wawrinka bat Bemelmans 6/3 7/6 6/4
Young bat Troicki 4/6 0/6 7/6 6/2 6/4
K. Anderson bat Thiem 6/3 7/6 7/6
Murray bat Bellucci 6/3 6/2 7/5
Berdych bat Garcia-Lopez 6/7 7/6 6/3 6/3
Gasquet bat Tomic 6/4 6/3 6/1
Isner bat Vesely 6/3 6/4 ab.
Federer bat Kohlschreiber 6/3 6/4 6/4
huitièmes
Contre Bautista-Agut, le n°1 mondial n'est pas à la
fête. Djokovic ramasse assez tranquillement la première
manche, mais tout se complique par la suite, lui-même commettant
des fautes qui l'empêchent de "tuer le match". Il concède
une manche dans laquelle il s'était procuré une
balle de double break. Puis dans la quatrième, il permet
à Bautista de se relancer alors que là encore le Serbe
avait breaké. Djoko passe, mais il a montré des signes de
fébrilité.



A peine remis de son exploit de l'avant-veille, Fabio Fognini doit
remettre le couvert. Il avait de réelles chances de s'imposer
face à Feliciano Lopez, mais cet Espagnol-ci est
particulièrement affûté sur les surfaces rapides.
Lopez prend l'Italien à la gorge, grâce à son
excellente première balle et la meilleure forme physique qu'il
affiche.

Pas trop de regret pour Jérémy Chardy, qui a fait ce
qu'il a pu, avec les armes qu'il avait. Marin Cilic a trop bien
servi (quatre aces dans le tie-break, entre autres), et si personne ne
l'attend vraiment, il semble toutefois retrouver le niveau qui lui
avait permis de triompher ici-même il y a un an.



Le duel franco-français a tourné à l'avantage du
favori, Jo-Wilfried Tsonga, qui n'a pas eu à puiser dans ses
réserves pour raisonner Benoît Paire, décevant,
sans doute tétanisé par l'enjeu et beaucoup moins
expérimenté que son adversaire. Après quatre
tours, Jo n'a toujours pas été breaké : .


Andy Murray n'a pas passé l'obstacle Kevin Anderson. Le
Sud-Africain avait commencé très fort en l'atomisant avec
son puissant coup droit. Mais Murray semblait parti pour lui refaire le
mauvais coup qu'il avait fait à Mannarino en début de
tournoi. Anderson a toujours été mentalement friable dans
les conclusions quand il se trouvait en ballotage favorable, alors
beaucoup de gens pensent que l'histoire va se répéter, a
fortiori face au renard écossais, qui rate rarement une occasion
de manger le cerveau de l'adversaire. Mais cette fois, Kevin vainc la
malédiction. Il garde le cap et remporte enfin une victoire
importante sur un top player, étant parvenu à se
détacher 6/0 dans le dernier tie-break. Peut-être lui
fallait-il une telle marge de sécurité pour porter
l'estocade en toute sérénité : 7/6 6/3 6/7 7/6. Le
voici pour la première fois en quart de finale d'un Grand Chelem.



Richard Gasquet a le vent en poupe ! Il se défait de Tomas
Berdych en quatre sets. Tout aurait pu tourner bien autrement si
Berdych avait pu profiter de la confiance que le gain de la manche
initiale lui avait permis d'emmagasiner. Une fois n'est pas coutume, le
joueur tchèque, sans solution face à un Gasquet agressif
sur sa ligne de fond de court, a coulé à pic après
un départ idéal : 2/6 6/3 6/4 6/1.

John Isner n'avait plus été breaké ici depuis
2013. Roger Federer va mettre un terme à cette série
impressionnante, y parvenant dans le tout dernier jeu du match ! Mais
il avait déjà fait une bonne partie du chemin,
négociant à la perfection les moments importants, et
notamment les tie-breaks. Dans le premier d'entre eux, le Suisse a
infligé un cinglant 7-0 au canonnier des surfaces, ce que
personne n'avait réussi avant lui, et qui plus est en servant le
premier, ce qui signifie que sur les sept points remportés,
quatre le furent sur la mise en jeu du géant américain.
En début de deuxième set, le n°2 mondial se retrouve
mené 0-40, et doit même écarter une
quatrième balle de break. Alors qu'il servait assez moyennement
jusqu'alors, Roger a retrouvé une excellente première
balle pour toutes les effacer. Notons que dans ce set Isner avait
grillé ses trois challenges dès avant la fin du
3ème jeu.


Résultats
:
Djokovic bat Bautista-Agut 6/3 4/6 6/4 6/3
Lopez bat Fognini 6/3 7/6 6/1
Tsonga bat Paire 6/4 6/3 6/4
Cilic bat Chardy 6/3 2/6 7/6 6/1
Wawrinka bat Young 6/4 1/6 6/3 6/4
K. Anderson bat Murray 7/6 6/3 6/7 7/6
Gasquet bat Berdych 2/6 6/3 6/4 6/1
Federer bat Isner 7/6 7/6 7/5
quarts
Djokovic concède encore une manche. Feliciano Lopez parvient
alors à égaliser à un set partout. Il se procurera
des balles de break dans le sixième jeu du quatrième set,
mais sans pouvoir les convertir. Djokovic n'aura pas eu d'occasion de
breaker dans cette manche mais il remporte aisément le tie-break
: 6/1 3/6 6/3 7/6. Il atteint le dernier carré pour la
neuvième édition de suite.



Marin Cilic, si décevant depuis un an et sa victoire inattendue
à l'US Open, semble décidément retrouver une
nouvelle fraîcheur quand il foule les courts de Flushing. Il
semble monter en puissance au fil des tours, à tel point que
même Jo Tsonga, qui s'était montré si saignant
jusque là, a rencontré toutes les peines du monde
à lui donner la réplique. Certes, le Manceau a
recollé à deux manches partout en écartant trois
balles de match dans le quatrième set, mais le puncheur a
été mis K.O. par un Cilic très performant qui
ressemble de plus en plus au Cilic 2014, celui qui s'était alors
promené en deuxième semaine : 6/4 6/4 3/6 6/7 6/4.


Stan Wawrinka n'a pas à forcer son talent pour se
défaire du tombeur de Murray, Kevin Anderson, beaucoup moins en
réussite au service que l'avant-veille, au point d'encaisser une
"bulle" : 6/4 6/4 6/0.

Richard Gasquet a livré lui aussi un match appliqué, mais
de l'autre côté du filet, Roger Federer jouait à la
perfection, donnant la leçon à son adversaire, y compris
sur la diagonale revers, censée
profiter davantage au Biterrois. Le Bâlois a littéralement
marché sur son adversaire, en réussissant 50 coups
gagnants contre 8 pour Gasquet : 6/3 6/3 6/1. Il arrive donc en
demi-finale
sans avoir cédé aucun set après cinq joutes,
ce qui ne lui était plus arrivé en Grand Chelem depuis
Roland Garros 2011.



Résultats
:
Djokovic bat Lopez 6/1 3/6 6/3 7/6
Cilic bat Tsonga 6/4 6/4 3/6 6/7 6/4
Wawrinka bat K. Anderson 6/4 6/4 6/0
Federer bat Gasquet 6/3 6/3 6/1
retour en haut de page
demis
Cilic rencontre Djokovic pour la quatorzième fois, et pour la
quatorzième fois il se montre impuissant, comme si lui, pourtant
tenant du titre, avait perdu
avant même de commencer le match. Il faut préciser que
blessé à la cheville, Marin avait failli déclarer
forfait, mais l'enjeu trop important lui dicta de se battre avec ce
qu'il avait. Le Croate ne pouvait pas se déplacer comme il le
souhaitait. Ainsi, tout ce qui marchait si bien dans les tours
précédents n'a plus fonctionné, pas même le
service, registre clé dans
son jeu. L'emprise psychologique du Serbe sur le Croate était
déjà très forte avant le match, et elle a
été encore renforcée par ce pépin physique
: 6/0 6/1 6/2.

"Stan the Man" démarre en trombe, voulant montrer à
Federer qu'il a bien l'intention de lui faire visiter les quatre coins
du Stadium Arthur-Ashe. Mais ces velléités sont
très tôt refroidies par le n°2 mondial. Wawrinka se
procure une balle de break dès son premier jeu de retour. Puis
trois autres un peu plus tard, et le Bâlois les écarte
toutes avec autorité. Meilleur dans tous les compartiments du
jeu, Roger n'a pas laissé son compatriote développer ses
offensives du fond du court. Le match a tourné très vite,
dès le troisième jeu, sur l'engagement de Wawrinka :
Roger avait alors choisi ce moment pour tenter un retour en
demi-volée les deux pieds dans le carré de service - une
nouveauté dans son jeu inaugurée à Cincinnati - et
il l'a réussi. Ce point a semblé déstabiliser le
Vaudois, qui n'a plus jamais été en mesure de se hisser
au niveau du quintuple lauréat de l'épreuve : 6/4 6/3
6/1. Roger revient en finale six ans après sa
défaite face à Del Potro.



Résultats
:
Djokovic bat Cilic 6/0 6/1 6/2
Federer bat Wawrinka 6/4 6/3 6/1
finale
arbitrée par Eva Asderaki
Le 42ème affrontement entre les deux meilleurs joueurs du monde
s'annonce assez ouvert, parce que Djokovic n'a pas été
aussi impérial qu'à l'accoutumée sur ce tournoi,
et aussi et surtout parce que Federer arrive en finale en ayant a
contrario marché sur ses différents adversaires, sans
avoir lâché le moindre set en route.

Mais le sort de cette finale s'est joué sur quelques
détails, des points capitaux qui sont trop souvent tombés
dans l'escarcelle du Serbe alors quà certains moments, et
notamment au début de la troisième manche Federer
semblait prendre l'ascendant sur Djokovic. Tant d'occasions
manquées pour Roger ! 23 balles de break, et le
Suisse n'en convertira que quatre. Ce cruel manque d'efficacité
sur les points importants ne pardonne pas, et surtout face à
Djokovic. Le n°1 mondial, qui avait une grosse partie du public
contre lui, a empêché son actuel dauphin de prendre
possession du terrain comme Federer l'avait si bien fait dans les tours
précédents.
Novak se relèvera d'une chute spectaculaire juste après
avoir ravi le service de son adversaire et qui n'aura fait que retarder
sa mainmise sur le premier set, le Bâlois en profitant alors pour
recoller à 2 partout.

Dans la quatrième manche, Federer, qui semblait aux abois, a
bien failli remonter deux breaks de retard, passant alors
tout proche de recoller à 5 partout à 15/40. Mais
comme on l'a dit, ce fut le match des occasions manquées. Djoko
remporte donc son dixième titre en Grand Chelem. Comme il
l'avait déjà réussi en 2011, il réalise un
"Petit Chelem", après ses sacres à Melbourne et Londres.



Résultats
:
Djokovic bat Federer 6/4 5/7 6/4 6/4

Autres
résultats
Flavia Pennetta
remporte l'US Open à 33 ans et 6 mois, ce qui est l'âge le
plus avancé dans l'ère open pour un premier titre en
Grand Chelem. Ce sera d'ailleurs son dernier, puisqu'elle annonce la
fin de sa carrière avant même de recevoir le
trophée. Elle dispose de sa compatriote Roberta Vinci dans
une finale inattendue, suite à des demi-finales
complètement folles, où les têtes de série 1
et 2 ont sauté. Pennetta avait éliminé la
n°2 mondiale Simona Halep et surtout Vinci avait
terrassé l'ogresse Serena Williams qui avait tout gagné
cette année et qui venait à New York chercher le Grand
Chelem calendaire.

Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert
s'imposent avec panache en double. C'est la première fois qu'une
paire 100% française triomphent dans le Grand Chelem
américain.

Martina Hingis continue de glaner des trophées à l'âge de 35 ans. Elle remporte le double avec l'Indienne Sania Mirza.

© 2007