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Le site de
l'ère open du tennis
Rafael NADAL
Espagne - gaucher
Né le 3 juin 1986 à Manacor.
Personnalité et popularité :
D'une grande noblesse sportive, Rafa a toujours fait
l'unanimité au sujet de son fair-play auprès des
médias. Pourtant, son bras gauche, si redouté, n'est pas
une arme "naturelle", et quand il doit servir, Rafa a besoin d'un temps
de préparation qui retarde considérablement sa mise en
jeu. Du coup, on lui a reproché ce temps d'attente, et cela a pu
nuire à sa popularité, notamment parce que les secondes
ont tendance à s'additionner quand le Majorquin est
malmené dans le match.
Ce que les autres champions ont dit de lui :
Roger Federer, après sa victoire en finale de Wimbledon en 2007 : Au vu de la façon dont Rafa a joué aujourd'hui, il mérite de gagner le titre ici un jour.
Roger Federer : Quand
je suis devenu numéro 1 mondial il y a bien longtemps, j'ai
toujours dit que si je devais perdre cette place, je voulais que
ça soit de cette façon, contre quelqu'un qui joue des
parties incroyables, qui gagne des grands titres, et qui joue un tennis
parfait tout au long de l'année. Et Rafa a fait tout ça.
Il mérite amplement d'être n°1.
Kevin Kim : Jouer
contre Nadal à Roland Garros, c'est un peu comme être en
plein milieu du Sahara sans nourriture et sans eau. Il y a très
peu de chances de s'en sortir.
Style de jeu :
Naturellement droitier, comme la majorité des joueurs,
Rafael Nadal, sous l'impulsion de son oncle Toni, a réussi le
pari de dompter son bras gauche pour en faire son arme fatale !
Son
lift giclant en coup droit est particulièrement gênant
pour tous ses adversaires, mais en particulier pour le plus grand
d'entre eux Roger Federer, qui n'a jamais trouvé la clé
pour le
battre à Roland-Garros, alors que les occasions n'ont pas
manqué (cinq confrontations).
Carrière :
Un
des premiers mots qui vient à l'esprit quand on veut
évoquer la carrière de Nadal, c'est peut-être sa
précocité. Car si Rafa a pratiquement tout gagné,
il l'a réussi plus vite que tout le monde ou presque : 10 Grands
Chelems remportés à l'âge de 25 ans, c'est un temps
de passage légèrement meilleur que ceux de Sampras (25
ans et 11 mois) et de Federer (25 ans et 5 mois). Dans l'ère
open, seul Borg a fait mieux en remportant son dixième majeur
à 24 ans. Mais Nadal est de très loin le plus jeune
joueur à avoir aligné trois titres consécutifs
dans un même tournoi du Grand Chelem (21 ans), devant Borg (22
ans et 1 mois), McEnroe (22 ans et 7 mois),
Sampras (23 ans et 11 mois), Federer (23 ans et 11 mois) et Lendl (27
ans et 7 mois). Il est aussi le plus jeune - et de loin - des rares
champions ayant triomphé dans les quatres levées (24 ans
et 3 mois) devant Federer (27 ans et 9 mois), Agassi (29 ans et 1 mois) et Laver (31 ans et 1 mois en 1969).
Enfin, à l'âge de 20 ans, en juin 2006, Nadal comptait
déjà 17 titres. Par comparaison, Borg, qui a suivi une
trajectoire parallèle à la sienne, avait
empoché un titre de moins au même âge, et Wilander
remportait son quatorzième trophée la semaine de ses 20
ans.
C'est au Masters Series de Hambourg en 2003 que Rafael Nadal se fait remarquer pour la première fois. Il
n'a pas encore 16 ans, et il bat Paul-Henri Mathieu puis surtout Carlos
Moya, un des favoris, avant de se faire éliminer du tournoi par
Gaudio au stade des huitièmes de finale.
En
2004, Nadal remporte son premier titre sur le circuit principal,
à moins de 18 ans. Il enchaînera avec 11 titres dans la
seule année 2005, dont Monte Carlo,
Barcelone, Rome et les
Internationaux de France. Il mérite déjà son
statut de "roi de la terre battue".
Les années 2004-2007
sont celles de l'hégémonie de Roger Federer. Nadal doit
se contenter de la place de numéro deux. Lui-même se
définit comme "le meilleur n°2 mondial de tous les temps",
derrière le Suisse, déjà reconnu par
l'intéressé comme le plus grand de tous.
2008
sera l'année de la passation de pouvoir : les performances sportives de Federer
déclinent, et Nadal prend l'ascendant, ce qui se concrétise
à Wimbledon, dans le jardin de Federer, où l'Espagnol
parvient à faire plier son rival dans une finale d'anthologie.
Après avoir remporté l'Open d'Australie, Nadal se blesse en 2009 et ne peut pas maintenir sa suprématie, et Federer, sans rival, reprend les commandes.
En
2010, Nadal réalise ce que les médias ont appelé
le "grand chelem rouge", à savoir
les quatre plus grands
tournois sur terre battue : Monte Carlo, Rome, Madrid et bien sûr
Roland Garros, un exploit sans précédent. Il
réussira également un exploit plus impressionnant, en
s'imposant à Wimbledon et à New York, devenant le
cinquième homme à réaliser le petit Chzlem,
après Rod Laver (Grand Chelem en 1969), Jimmy Connors (1974),
Mats Wilander (1988) et Roger Federer (2004, 2006, 2007). Il redevient
évidemment le n°1 mondial.
En 2011,
en s'imposant à Monte Carlo, il ajoute un nouveau record
à son curriculum vitae
: il devient le premier joueur de
l'ère open à remporter sept titres consécutifs
dans un tournoi. Il remporte cette année-là une
sixième fois Roland Garros, et égale donc Borg. Mais
l'exceptionnelle saison réussie par le Serbe Djokovic va mettre
à mal sa confia
nce y compris sur terre battue. Le Serbe devient
le premier à le battre deux fois de suite sur cette surface,
à Madrid puis à Rome. Nadal parvient
régulièrement en finale dans les tournois majeurs, mais
il s'incline à chaque fois contre sa nouvelle bête noire.
Il va ainsi cumuler les déceptions entre Wimbledon 2011 et
Melbourne 2012. Roland Garros sera l'occasion de stopper
l'hémorragie. Djokovic s'empare logiquement de la
première place mondiale.
En
2012, le Majorquin remporte le Masters 1000 de Monte Carlo pour la
huitième fois ! Il ajoute à sa formidable série de
records celui tant convoité du nombre de couronnes à
Roland-Garros, puisqu'il y décroche sa septième couronne
en ne concédant qu'un seul set, en finale contre Djokovic. Mais
sa période faste marque un coup d'arrêt brutal à
Wimbledon. Nadal est vaincu en cinq manches par un inconnu, le
100ème joueur mondial Lukas Rosol, et ce dès le
deuxième tour. Une sortie aussi prématurée ne lui
était pas arrivée depuis Wimbledon 2005, une
éternité. Sa blessure au genou s'étant
réveillée, Nadal ne jouera plus avant février 2013,
rétrogradant au 5ème rang mondial.
En
2013, malgré cette longue interruption, Nadal va réussir
un retour tonitruant, et son appétit d'ogre va vite
trouver de quoi le rassasier. Il domine notamment Almagro et Ferrer au
tournoi d'Acapulco, tournoi qu'il remporte sans concéder le
moindre set. Et surtout à Indian Wells le Majorquin inflige une
correction à Federer, certes amoindri par une douleur au dos,
puis Berdych et Del Potro pour remporter son 22ème titre
dans la catégorie des Masters 1000. Il remporte Roland-Garros
pour la huitième fois après avoir dominé sur le
fil Novak Djokovic en demi-finale. A Wimbledon, il rate son tournoi une
nouvelle fois en s'inclinant dès le premier tour face au Belge
Steve Darcis, méconnu du grand public. Il attaque la
tournée américaine sur les chapeaux de roue avec un
troisième titre glané dans le Masters du Canada,
où il domine notamment Djokovic en demi-finale. Il
enchaîne avec une victoire à Cincinnati, devenant le
premier à réussir le doublé Canada-Ohio depuis
Roddick en 2003. Et comme l'Américain, il confirme cette large domination en remportant l'US Open.
Nadal
a donc remporté 10 titres en 2013 dont deux Grands Chelems et 5
Masters 1000, mais la fin de saison est plus délicate : il voit
revenir comme un boulet son rival Djokovic qui menace jusqu'au bout sa
place de n°1 mondial. Sans doute émoussé en cette fin
de saison, Nadal subit en effet plusieurs déconvenues : à
Pékin contre le Serbe, à Shanghai contre Del Potro, et
à Bercy contre son compatriote David Ferrer.
En 2014, Rafa atteint la finale de Melbourne où il est vaincu
par le Suisse Wawrinka. Il sera très déçu de voir
le titre australien lui
échapper.
Mais il se reprend dans son fief parisien où il glane un
neuvième trophée, affolant encore un peu plus les
statistiques. Il se défait de Murray puis de Djokovic qui avait pourtant les faveurs des pronostics.
Les saisons suivantes sont plus délicates, à cause de
blessures et d'un mental affaibli. Mais en février 2017, Rafa se
hisse en finale de l'Open d'Australie. Il y croise le fer avec son
grand rival historique, qu'on n'attendait plus lui non plus à
pareille fête. Mais le Suisse, une fois n'est pas coutume, domine
Nadal dans un match épique en cinq sets.
Une seule ligne manque à son
palmarès : la Masters Cup. Mais l'engagement physique que son
jeu réclame se paie souvent en fin d'année, et quand
commence le Masters qui clôt la saison, le corps de Nadal lui
demande déjà du repos.
Son entraîneur :
Toni Nadal
Ses titres :
14 Gds Chelems |
0 Masters |
30 Masters 1000 |
18 ATP 500 |
9 ATP 250 |
1 médaille d'or |
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Sopot 2004 |
Costa do Sauipe 2005 |
Acapulco 2005 |
Monte Carlo 2005 |
Barcelone 2005
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Rome 2005 |
R-Garros 2005 |
Bastad 2005 |
Stuttgart 2005 |
Montréal 2005 |
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Pékin 2005 |
Madrid 2005 |
Dubai 2006 |
Monte Carlo 2006 |
Barcelone 2006 |
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Rome 2006 |
R-Garros 2006 |
Indian Wells 2007 |
Monte Carlo 2007 |
Barcelone 2007 |
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Rome 2007 |
R-Garros 2007 |
Stuttgart 2007 |
Monte Carlo 2008
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Barcelone 2008 |
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Hambourg 2008 |
R-Garros 2008 |
Queen's 2008 |
Wimbledon 2008 |
Toronto 2008 |
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JO 2008 |
Australie 2009 |
Indian Wells 2009 |
Monte Carlo 2009 |
Barcelone 2009 |
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Rome 2009 |
Monte Carlo 2010 |
Rome 2010 |
Madrid 2010 |
R-Garros 2010 |
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Wimbledon 2010 |
US Open 2010 |
Tokyo 2010 |
Monte Carlo 2011 |
Barcelone 2011 |
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R. Garros 2011 |
Monte Carlo 2012 |
Barcelone 2012 |
Rome 2012 |
R. Garros 2012 |
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Sao Paulo 2013 |
Acapulco 2013 |
Indian Wells 2013 |
Barcelone 2013 |
Madrid 2013 |
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Rome 2013 |
R. Garros 2013 |
Montréal 2013 |
Cincinnati 2013 |
US Open 2013 |
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Doha 2014 |
Rio 2014 |
Madrid 2014 |
R. Garros 2014 |
Buenos Aires 2015 |
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Stuttgart 2015 |
Hambourg 2015 |
Monte Carlo 2016 |
Barcelone 2016 |
Monte Carlo 2017 |
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Barcelone 2017 |
Madrid 2017 |
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Sa compagne :
Maria Francisca Perello, alias Xisca

© 2007