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Critères du classement Chron'open

Voici en tennis le seul classement au monde établi sur la base des palmarès des joueurs.

Seuls les lauréats peuvent intégrer ce classement.

Le principe appliqué est simple et repose sur un mot-clé : la transitivité.

 



 

La transitivité

 

En mathématiques, on parle de transitivité pour établir une hiérarchie entre des éléments. Hiérarchiser est une des principales, sinon l'unique finalité d'un classement sportif : A supérieur à B et B supérieur à C, donc A est supérieur à C.

X vaincu au premier tour n'est pas forcément moins fort sur le tournoi que B qui a chuté en finale, et aucune relation de transitivté ne pourrait l'affirmer si par hasard X et B n'évoluaient pas dans la même moitié de tableau, car à l'arrivée, la seule certitude est qu'aucun des deux n'a battu celui qui a finalement remporté le titre. Les matchs à élimination directe permettent un "gain de temps" en évitant à tous les joueurs de se rencontrer dans une formule de poule (le Masters avec un nombre restreint de joueurs permet de recourir à cette formule), d'où l'importance du tirage au sort pour déterminer les chances théoriques des uns et des autres d'aller loin dans le tournoi.

Raisonnons jusqu'au stade dex demi-finales : A>B et C>D.
En finale A>C. Par transitvité, A>D. Mais que peut-on en conclure de la relation entre le demi-finaliste B et le finaliste C ?
 
Exemple concret : en juin 2012 à Roland Garros, en finale Nadal a battu Djokovic. Puisque Nadal a battu Djokovic et que Djokovic avait auparavant battu Federer, on peut légitimement prétendre que Nadal aurait battu Federer, par la règle de transitivité. En revanche, on ne peut pas savoir si Djokovic aurait battu Ferrer, battu en demi-finale par Nadal. Pour résumer, Djokovic (finaliste) n'a rien démontré sur sa capacité à battre Ferrer (demi-finaliste). Le seul joueur pour qui la règle de transitivité s'applique du premier tour à la finale est Nadal.

Cette règle de transitivité est d'ailleurs implicitement le principe défendu par le tennis lui-même, puisque le fait d'éliminer les vaincus (à la différence des championnats de football par exemple) revient à reconnaître que seul le vainqueur du tournoi a une importance comptable.

 



Les critères pour l'attribution des points

 

Ere open (à partir de 1968)

  • Tournois du Grand Chelem : 2013 - mieux rétribué que 1 Masters + 1 ATP 500 (2012), que 1 Masters + 2 ATP 250 (2011), que 2 Masters 1000 (2010), que 1 Masters 1000 + 2 ATP 500 (2007), que 1 Masters 1000 + 1 ATP 500 + 2 ATP 250 (2006), que 1 Masters 1000 + 4 ATP 250 (2005), que 4 ATP 500 (2004), que 3 ATP 500 + 2 ATP 250 (2003), que 2 ATP 500 + 4 ATP 250 (2002), que 1 ATP 500 + 6 ATP 250 (2001), que 8 ATP 250 (2000)
  • Masters : 1511 - mieux rétribué que 1 Masters 1000 + 1 ATP 500 (1506), que 1 Masters 1000 + 2 ATP 250 (1505), que 3 ATP 500 (1503), que 2 ATP 500 + 2 ATP 250 (1502), que 1 ATP 500 + 4 ATP 250 (1501), que 6 ATP 250 (1500)
  • Masters 1000, finales WCT (entre 1971 et 1984) et Pepsi Grand Slam (entre 1976 et 1981) : 1005 - mieux rétribué qu'1 coupe Davis et 1 ATP 500 (1003), que 2 ATP 500 (1002), que 1 ATP 500 + 2 ATP 250 (1001), que 4 ATP 250 (1000)
  • victoire en finale de coupe Davis (pour les joueurs ayant disputé au moins un simple à enjeu pendant la finale) : 502 - mieux rétribué qu'1 ATP 500 (501)
  • ATP 500 : 501 - mieux rétribué que 2 ATP 250 (500)
  • Titre olympique : 400 (entre 2000 et 2004) puis 800 (à compter de 2008)
  • ATP 250 et tournois sur invitation : 250
  • Tournois de catégorie inférieure à celle du Masters avant 1998 : cotés en fonction du classement des 5 meilleurs joueurs inscrits dans le tournoi en dehors du vainqueur (référence  : le classement Chron'open de fin d'année précédente)

En cas d'égalité aux points, on compare les résultats dans les confrontations directes entre les ex-aequos sur la saison : 0,2 point pour une victoire, -0,1 pour une défaite (ces bonus ne sont pas pris en compte dans le classement CIG). Si l'égalité persiste, on compare la cote des tournois sur lesquels les joueurs ex-aequos se sont affrontés (+0,05).





Période 1919-1930 (peu de licenciés)

  • Wimbledon : 2100
  • autres tournois du Grand Chelem amateur : 2013
  • coupe Davis : 1500


Période 1931-1933 (les débuts de la professionnalisation du tennis)

  • Wimbledon : 2100
  • autres tournois du Grand Chelem amateur : 2013
  • tournois professionnels majeurs (US Pro, Wembley Pro, French Pro, German Pro, US Pro Indoor, Queen's Pro, Bristol Cup, British Pro ) : 1511
  • coupe Davis : 1500


Période 1934-1947 (les deux circuits se valent)

  • Wimbledon : 2100
  • autres tournois du Grand Chelem amateur : 2013
  • tournois professionnels majeurs (US Pro, Wembley Pro, French Pro) : 2013 
  • coupe Davis : 1500

Période 1948-1967

Le niveau de jeu sur le circuit pro est incontestablement meilleur que celui du circuit amateur, mais parce que la concurrence y est encore insuffisamment dense, seuls quelques tournois pro ont une importance comptable significative.

  • tournois professionnels majeurs (US Pro, Wembley Pro, French Pro) : 2013
  • tournois pro de 2ème catégorie (German Pro, US Pro Indoor (également appelé Philadelphia Pro, World Pro, Australian Pro, Madison Square Garden Pro, tournoi des champions, Masters Pro, British Pro, Wimbledon Pro) : 1005
  • coupe Davis : 502
  • tournois du Grand Chelem amateur : 501
  • autres tournois pro : 200 (attention : ces tournois servent à établir le classement Chron'open annuel mais du fait de la faible densité du circuit pro ils ne sont pas pris en compte dans le Classement Inter Générationnel)

 

LES TOURNEES

Lorsque le nombre de joueurs pro était encore faible, il s'avérait financièrement délicat d'organiser des tournois où le public aurait boudé les premiers tours. Pour remédier à ce problème, les promoteurs préférèrent limiter les tournois et multiplier les "grosses affiches" entre les quatre ou cinq meilleurs joueurs de la planète, à charge pour ces champions d'assurer le spectacle un peu partout dans le monde.

Barème des tournées (entre 1928 et 1963) : 

  • tournées pro : 50 points par victoire (20 points pour les matchs préliminaires)
  • round robin des tournées pro : 20 points par victoire
  • phase finale pour la première place : 100 points par victoire
  • phase finale pour la troisième place : 50 points par victoire


Période 1968-1975

Les tournois "open" se généralisent. Le barème des quelques tournois encore réservés aux joueurs pro reste le même que celui appliqué sur la période pré-open. A partir de la saison 1976, même si subsistent quelques imperfections, l'harmonisation du circuit est considérée comme accomplie. Seuls quelques tournois dits d'exhibition - considérés comme dépourvus d'un enjeu sportif - ne sont pas référencés. 

 

 

 

L'enjeu du classement Chron'open


Hormis le critère principal qui consiste à ne comptabiliser que les titres (les victoires dans les tournées professionnelles restent l'exception à cette règle), les critères du classement Chron'open diffèrent sensiblement de ceux de l'officiel classement de l'ATP pour au moins trois raisons :

1. le Masters (ou Masters Cup) qui clôt la saison rapporte 1511 points, alors que l'ATP ne lui accordait aucun point jusqu'en 2009.
2. les tournois organisés par la WCT sont comptabilisés de la même manière que les tournois ATP.
3. la coupe Davis est rétribuée à hauteur de 502 pts pour les joueurs ayant remporté la finale.

Ces ajustements ont le mérite de dégager des classements annuels beaucoup plus consensuels que ceux de l'ATP. Ainsi certaines années avaient donné lieu à des polémiques, notamment 1975 (Connors n°1 à l'ATP sans avoir remporté de Grand Chelem, et Ashe seulement n°4), 1977 (Connors n°1 sans avoir remporté de Grand Chelem, devant Vilas pourtant titré à Paris et à New York), 1978 (Connors n°1 devant Borg alors que le Suédois avait réussi le doublé Roland-Garros-Wimbledon), 1982 (McEnroe n°1 malgré ses nombreuses contre-performances, et Lendl, qui a collectionné les titres et réussi une phénoménale série d'invincibilité, seulement n°3), 1995 (Sampras n°1 et Muster seulement n°3 alors que l'Autrichien était seul au monde pendant toute la saison sur terre), 1998 (Sampras n°1 et Rafter seulement n°4, bien que l'Australien ait tout raflé pendant la saison estivale sur dur).

 

Et maintenant, que voulez-vous faire ?

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