Jimmy CONNORS

Etats-Unis - gaucher

Né le 2 septembre 1952 à East Saint Louis (Illinois).

Connors

Surnommé Jimbo, Jimmy Connors a marqué les esprits par sa rage de vaincre et par sa longévité sur le circuit. Son revers à deux mains a révolutionné le jeu. Il a aligné 20 éditions de l'US Open  et y a atteint les demi-finales à 12 reprises consécutives entre 1974 et 1985. Il a terminé cinq saisons de suite à la première place du classement ATP, entre 1974 et 1978.


Palmarès :
109 titres (le record) dont 5 US Open, 2 Wimbledon, 1 Australian.


Classement :
n°1 mondial le 29 juillet 1974


Chronologie de ses titres en Grand Chelem :

  1. Australie 1974
  2. 1974 Wimbledon 1974
  3. 1974 US Open 1974
  4. 1976 US Open 1976
  5. 1978 US Open 1978
  6. 1982 Wimbledon 1982
  7. 1982 US Open 1982
  8. 1983 US Open 1983

Personnalité et popularité :

Jugé prétentieux, il fut détesté par une majorité du public américain, qui lui préférait Arthur Ashe, Roscoe Tanner et autre Vitas Gerulaitis. Mais sa cote de popularité remonte en flèche dans le coeur des spectateurs avec l'émergence de John McEnroe, jugé pire que lui dans le domaine de l'arrogance ! A partir de 1979, et à l'instar de son grand ami Ilie Nastase, Jimmy a peu à peu gommé cette image de "mauvais garçon" en multipliant les facéties sur le court. Côté privé, sa vie de famille (marié avec Patti qui lui a donné deux enfants) a également contribué à donner de ce grand charmeur l'image d'un homme bien rangé.


Style de jeu :



Il est considéré par beaucoup de spécialistes comme le meilleur relanceur de tous les temps. Son arme la plus crainte sur le circuit était son revers, à deux mains, ce qui était très rare dans les années 70, frappé à plat, qu'il usait à foison en fond de court. Mais on lui reconnaît volontiers un lob d'une rare qualité. Le revers à deux mains n'était pas trop du goût des observateurs, mais son rival Borg tenait également sa raquette à deux mains dans l'exécution du revers, donc ...

Sur le plan tactique,
l'Américain quadrillait le terrain à l'aide de trajectoires rectilignes depuis le fond de court, et comme il prenait la balle très tôt après le rebond, il pouvait déborder l'adversaire par des accélérations progressives.

Son service consituait un point faible, dont il connaissait les limites, et servait donc des "premières deuxièmes" assez précises : longues et bien placées, pour ne jamais donner de point gratuit sur un secteur où il n'en gagnait pas beaucoup.



Carrière :

Il se fait remarquer à Los Angeles en 1971, où il terrasse Stan Smith, que tous les spécialistes s'accordaient à considérer comme le n°1 mondial. Passé professionnel en 1973, il bat à nouveau Smith à l'US Pro. Il remportera ce tournoi en dominant Arthur Ashe en finale. 1973 le voit également atteindre les quarts de finale de l'US Open.

Sa meilleure saison est 1974, à ses débuts. A 22 ans, il réalise le petit Chelem. Seuls dans l'ère open Laver avant lui (1969), puis bien plus tard Wilander (1988), Federer (2004, 2006, 2007), Nadal (2010) et Djokovic (2011) feront au moins aussi bien. Cette année-là, attiré, comme la plupart des joueurs américains, par les lucratifs championnats Intervilles organisés par la WTT, Connors est banni de Roland-Garros par la Fédération Français de Tennis. Il avait pourtant de grandes chances de remporter ce tournoi, lui qui venait de battre à Indianapolis, sur terre battue, les futurs finalistes de l'épreuve, Borg et Orantès. En cette année 1974, Jimbo n'a concédé que 4 défaites pour 89 victoires, ce qui constitua alors  le meilleur ratio de tous les temps. McEnroe le battit dix ans plus tard, avec 3 défaites pour 83 victoires dans la saison 1984.

Lire l'article sur les compétitions Intervilles


En 1975, Jimbo défend vaillamment ses trois titres du Grand Chelem, mais les perd tous, à chaque fois en finale : contre Newcombe à Melbourne, devant son compatriote Arthur Ashe à Wimbledon, et face à Orantès sur le har-tru de Forest Hills. C'est cette année-là que sa rivalité avec Borg va réellement débuter, les deux hommes n'ayant pu croiser le fer en 1974.

Connors remporte en 1976 son deuxième US Open, joué cette fois sur terre battue, en dominant le Suédois. Mais il va mal négocier les grands rendez-vous de 1977, d'abord à Wimbledon, battu par Borg, puis à l'US Open face à Guillermo Vilas. Des échecs qui n'empêcheront pas Connors de finir n°1 mondial devant Vilas qui avait pourtant raflé seize tournois en cette année 1977 dont Roland Garros et Forest Hills.

En 1978, pour sa première édition à Flushing Meadows, l'US Open tombe pour la troisième fois en cinq ans dans l'escarcelle de Connors. C'est aussi le début d'une belle série pour les Américains qui, entre Connors et McEnroe, vont parvenir à conserver le trophée jusqu'en 1985. Connors est en revanche laminé en finale de Wimbledon par Björn Borg, et défait assez tôt lors de son grand retour à Roland-Garros après cinq ans d'absence.

Les années 1979-1981 ont été les plus douloureuses dans la carrières de Jimbo. Borg domine toujours le sport, mais son rival n'est plus Connors, qui s'efface devant le génie de John McEnroe.

La retraite prématurée de Borg en 1982 va servir le réveil de Connors, stimulé par la rivalité qu'il entretient maintenant avec McEnroe, l'autre "bad boy" du tennis américain. Jimbo va remporter Wimbledon en dominant Big Mac. Il va également s'adjuger un quatrième titre à l'US Open. Ces deux succès inattendus en Grand Chelem lui permettent à 30 ans de reconquérir la place de n°1 mondial.

Il rééditera l"exploit à Flushing Meadows en 1983, devenant, avec ce cinquième sacre, le recordman de titres dans cette épreuve.

On se souviendra de sa demi-finale à Wimbledon en 1984, magnifiquement remportée face à Ivan Lendl, même si elle fut suivie d'une gifle en finale face à McEnroe qui ne lui a laissé que quatre jeux. Connors aura l'occasion de prendre sa revanche à Flushing Meadows dans une finale épique, mais finalement remportée par McEnroe.

Bête noire d'Ivan Lendl, il est terrassé par sa victime préférée en demi-finale de l'US Open en 1985. Le Tchécoslovaque ira derrière chercher le titre, son premier sur surface rapide en Grand Chelem.

En 1987, Connors est un vieux lion qui rugit encore. A Wimbledon, mené au sco
re 6/1 6/1 4/1, il réalise une remontée incroyable face à Mickael Pernfors et s'impose.

Puis l'arrivée sur le circuit de Becker, Edberg et Agassi va marquer le déclin de Connors. Le gaucher réalise un dernier gros coup à l'US Open 1989 en atteignant les quarts de finale, en s'offrant notamment le scalp de Stefan Edberg, alors n°2 mondial, exécuté en trois sets secs.

Son dernier coup d'éclat : sa victoire sur Aaron Krickstein à l'US Open en 1991. Invité par les organisateurs, il a honoré sa wild card en se hissant dans le dernier carré, seulement vaincu par Jim Courier.

Sa reconversion :

Jimmy s'occupera des destinée de quelques champions comme Andy Roddick ou encore la Française Tatiana Golovin, mais avec des résultats mitigés. En juillet 2013, il devient le coach de Maria Sharapova.


Son entraîneur :
Pancho Segura (1968-1976)
Pancho Gonzales



Ses 109 titres :


Jacksonville 1972 Roanoke 1972 Queen's 1972 Columbus 1972 Cincinnati 1972

Albany 1972 Baltimore 1973 Roanoke 1973 Salt Lake City 1973 Salisbury 1973

Hampton 1973 Paramus 1973 Boston 1973 Columbus 1973 Los Angeles 1973

Québec 1973 Johannesbourg 1973 Australie 1974 Roanoke 1974 Little Rock 1974

Birmingham 1974 Salisbury 1974 Hampton 1974 Salt Lake City 1974
Tempe 1974

Manchester 1974 Wimbledon 1974 Indianapolis 1974 US Open 1974 Los Angeles 1974

Londres 1974 Johannesbourg 1974 Bahamas 1975 Birmingham 1975 Salisbury 1975

Boca Raton 1975 Hampton 1975 Denver 1975 N.Conway 1975 Bermudes 1975

Maui 1975 Birmingham 1976 Philadelphie 1976 Hampton 1976 Palm Springs 1976

Denver 1976 Las Vegas 1976 Washington 1976 North Conway 1976
Indianapolis 1976
US Open 1976 Cologne 1976 Wembley 1976 Birmingham 1977 St. Louis 1977

Las Vegas 1977 Dallas 1977 Maui 1977 Sydney 1977 WCT Challenge Cup 1977

Masters 1977 Philadelphie 1978 Denver 1978 Memphis 1978 Rotterdam 1978

Birmingham 1978 Washington 1978 Indianapolis 1978 Stowe 1978 US Open 1978

Sydney 1978 Birmingham 1979 Philadelphie 1979 Memphis 1979 Dorado Beach 1979

Tulsa 1979 Indianapolis 1979 Stowe 1979 Hong Kong 1979 Birmingham 1980

 
Philadelphie 1980 Dallas 1980 North  Conway 1980 Canton 1980 Tokyo 1980

La Quinta 1981 Bruxelles 1981 Rotterdam 1981 Wembley 1981 Monterrey 1982

Los Angeles 1982 Las Vegas 1982 Queen's 1982 Wimbledon 1982 Columbus 1982

US Open 1982 Memphis 1983 Las Vegas 1983 Queen's 1983 US Open 1983

Memphis 1984 La Quinta 1984 Boca West 1984 Los Angeles 1984 Tokyo 1984

Washington 1988 Toulouse 1988 Toulouse 1989Tel Aviv 1989



Sa compagne :
Chris Evert, la célèbre championne de tennis, avec qui il se fiance en 1974.
Patti McGuire, mannequin qu'il épouse en 1979 et qui lui donnera deux enfants.