Roland-Garros

Les Internationaux de France


ROLAND-GARROS 1989
terre battue



Michael Chang, 17 ans et 3 mois, devient le plus jeune vainqueur d'un tournoi du Grand Chelem.

- du 29 mai au 11 juin 1989 -

Absent : B. Gilbert, K. Carlsson, Leconte, Forget


premier tour        second tour        troisième tour        huitièmes de finale

quarts de finale        demi-finales        finale

autres résultats



premier tour :

Le jeune Fabrice Santoro avait bénéficié d'une wild card pour ses grands débuts dans le Grand Chelem. Il a failli réussir un "coup", mais il ne passera pas ce premier tour. Il est finalement vaincu par David Wheaton après un long combat : 3/6 0/6 6/3 6/4 8/6.




Yannick Noah est battu d'entrée par le Brésilien Luiz Mattar : 7/6 6/4 6/7 6/4.

 


Belle victoire de Thierry Tulasne, porté par le public parisien. Il vient à bout de la TS n°8, finaliste à Melbourne, Miroslav Mecir : 2/6 6/4 6/1 6/3.


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deuxième tour

Michael Chang obtient un succès très net sur un jeune Américain de 16 ans et demi, Pete Sampras, qui joue là son premier match à Roland-Garros : 6/1 6/1 6/1

.


Le Haïtien Ronald Agenor élimine la TS n°7, Tim Mayotte, toujours aussi hésitant sur la surface ocre, à laquelle il préfère largement le gazon : 3/6 7/5 5/7 7/5 6/2.


Jimmy Connors s'incline devant son compatriote Jay Berger : 4/6 6/3 7/5 7/5.


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troisième tour

Agassi, qui s'était révélé au grand public l'an passé en atteignant notamment les demi-finales à la Porte d'Auteuil, ne fera pas aussi bien car cette fois, il bute sur son compatriote Jim Courier : 7/6 4/6 6/3 6/2.

     


Vainqueur de Raoux au premier tour, Jean-Philippe Fleurian doit encore se mesurer à un autre Français. Mais il est très incon
stant durant ce match, et Tulasne le domine en cinq sets : 7/6 4/6 6/0 6/7 6/0.


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huitièmes

Le match entre Chang et Lendl est resté dans toutes les mémoires : l'Américain, mené deux manches à rien, refait son retard et enchaîne les gestes fantasques dans la manche décisive, provoquant les nerfs de Lendl. Pris de crampes, il tente de déstabiliser son adversaire et ça marche ! Il exécute notamment un service "à la cuillère" qui déconcentre Lendl, fou de rage. Puis le spectacle se termine sur une double faute de Lendl qui a vu Chang se coller au filet pour relancer sa deuxième balle : 4/6 4/6 6/3 6/3 6/3.



   

 


Sergi Bruguera menait deux manches à rien, mais il n'a pas su conclure. Ronald Agénor l'a complètement dominé par la suite : 2/6 3/6 6/3 6/1 6/2.


Quel renversement de situation entre Courier, le tombeur d'Agassi, et Chesnokov. Le rouquin avait pris le large mais au tennis, le score n'est jamais assez large, c'est bien connu. Chesnokov s'impose 2/6 3/6 7/6 6/2 7/5.




Thierry Tulasne est vaincu par Jay Berger : 3/6 6/2 6/0 6/3. Il aura été le meilleur Français du tournoi en atteignant la deuxième semaine.


Dans un match au couteau, Becker parvient à s'imposer sur l'Argentin Perez-Roldan, une valeur sûre de la terre battue : 3/6 6/4 6/2 4/6 7/5. Un match référence qui permettra à Becker d'accumuler de la confiance pour poursuivre le tournoi.

 

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quarts

Michael Chang bat Ronald Agenor : 6/4 2/6 6/4 7/6.




Et si Wilander avait trouvé en Andrei Chesnokov sa bête noire ? Après un début de tournoi très tranquille, Mats doit s'incliner sèchement devant le Russe, comme ce fut déjà le cas en 1986, alors qu'il était le tenant du titre là encore : 6/4 6/0 7/5.




L'Argentin Alberto Mancini est arrivé cette année à Paris avec l'étiquette d'épouvantail. Couronné prince de Monte Carlo puis roi de Rome, mieux valait ne pas avoir à l'affronter trop tôt dans la compétition. C'est sans doute ce que se sont dit ses victimes des tours de chauffe : Youl, Jaite, Haarhuis et Hlasek. En le terrassant en trois sets : 6/1 6/3 7/6, Stefan Edberg prouve aux sceptiques qu'il peut vraiment aller au bout dans cette édition 89 de Roland Garros.




Aucun souci cette fois pour Boris Becker, qui exécute l'Américain Jay Berger : 6/3 6/4 6/1.


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demis

Michael Chang est opposé à Andreï Chesnokov. Très adroit pour déborder le Russe, le poulain de Jose Higueras s'impose et s'ouvre les portes de la finale : 6/1 5/7 7/6 7/5.

 


Très belle affiche entre deux spécialistes ... du gazon, et quels spécialistes, les deux derniers finalistes de Wimbledon, Boris Becker et Stefan Edberg. C'est le Suédois qui s'impose en cinq sets : 6/3 6/4 5/7 3/6 6/2.



  
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finale
arbitrée par Bruno Rebeuh

Le Suédois est favori pour décrocher le Graal. Il mène deux victoires à une dans les tête à tête avec Chang. Mais attention, car à Indian Wells, théâtre cette année de leur dernière confrontation, c'est Chang qui s'était imposé assez facilement.

Trop timide, Edberg subit lors de la première manche, quand Chang réussit tout ce qu'il tente. Le jeune Américain empoche facilement la première manche, qu'il a dominée de la tête et des épaules. Par la suite, Edberg prend l'ascendant.



    

   

Le n°3 mondial Edberg menant deux manches à une, il semble avoir fait une différence définitive en breakant d'entrée dans la quatrième. Mais il commet encore des erreurs grossières et permet à Chang de recoller aussitôt. Néanmoins, dans ce même set, Edberg s'était ensuite procuré pas moins de dix balles de break, sans en convertir aucune dans le quatrième set. Et avec la qualité de son service, l'une d'elle aurait sans doute suffi à lui assurer la victoire. Au contraire, Chang saisit la seule occasion qui s'offre à lui pour égaliser à deux sets partout.



Chang, qui se plaignait de crampes qui le faisaient grimacer de douleur il y a une semaine face à Lendl, a retrouvé toute sa fraîcheur dans le cinquième set, qu'il remporte haut la main : 6/1 3/6 4/6 6/4 6/2.

   

Pour Edberg, qui avait sur le papier de bonnes chances de triompher à Roland-Garros, cette finale perdue est la plus grosse désillusion de sa carrière.



Depuis Tony Trabert en 1955, les Etats-Unis n'avaient plus donné un seul lauréat au tournoi de Roland-Garros. Des champions comme Connors, Gerulaitis et McEnroe avaient toujours échoué.

 


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Prix citron : André Agassi
Prix orange : Jakob Hlasek
Prix bourgeon : Monica Seles



1989, année de la jeunesse ! Chez les femmes, l'Espagnole Arantxa Sanchez domine Graf et devient à 17 ans et 5 mois la plus jeune gagnante des Internationaux de France. La finale a duré 2h58, cela aussi, c'est un record !

 


Fabrice Santoro remporte le tournoi chez les juniors, après avoir écarté deux balles de match en finale.

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