chron'open
Le site de
l'ère open du tennis
Wimbledon
Les Internationaux de Grande-Bretagne
WIMBLEDON 1978
gazon
Björn Borg remporte un troisième Wimbledon
consécutif, égalant ainsi Fred Perry (vainqueur de 1934
à 1936). C'est aussi l'année de son premier doublé
Paris-Londres, que personne n'avait réussi depuis Laver en 1969.
- du 26 juin au 8 juillet 1978 -
Absents : Jauffret, Dominguez, Proisy, Portes, Moretton
Météo : la pluie a encore fait des siennes.
premier tour second tour troisième tour huitièmes de finale
quarts de finale demi-finales finale
autres résultats
premier tour
Borg, double tenant du titre, frôle l'élimination
précoce face au géant américain de 2 mètres Victor Amaya, qui
a mené 2 sets à 1, balle de double break pour mener 4/1
dans la quatrième manche, puis deux balles de 4/2 dans la
cinquième : 8/9 6/1 1/6 6/3 6/3.

Stan Smith, dont le déclin se prolonge d'une année sur
l'autre, confirme cette fâcheuse tendance. Le lauréat 1972 est terrassé par un terrien,
Guillermo Vilas : 6/4 6/3 6/3.
Des
débuts réussis pour Yannick Noah à Wimbledon.
Face à Ycaza, le junior est revenu de l'enfer pour triompher
d'un cheveu dans la cinquième manche : 8/9 3/6 6/2 6/1 10/8.
Contre Kaschel, mené
6/0 dans le tie-break du 4ème set, Antonio Zugarelli réussit
à remporter le set puis le match ! Le score : 7/5 4/6 2/6 9/8 6/4.
John
Lloyd, finaliste en décembredernier à l'Open d'Australie,
était un vrai danger pour Brian Gottfried. mais
l'Américain s'en est sorti : 6/1 6/8 8/6 6/4.

Arthur Ashe, face à Steve Doherty
a été fantomatique et ne passe pas l'écueil
du premier tour : 8/9 9/8 6/3 5/7 7/5. Il restera prostré sur sa
chaise de longues minutes pour méditer dans la tristesse sur
cette sortie prématurée.
Certainement à court de compétition, Roscoe Tanner a
failli se prendre au piège par le gaucher Ismael El Shafei, qui est
passé à deux petits points de la victoire : 8/9 1/6 6/2 9/7 6/2.
John McEnroe, la révélation de l'année
dernière, est à la dérive. Erik Van Dillen, très efficace en retour, le sort
du tournoi : 7/5 1/6 8/9 6/4 6/3.

Belle
victoire de Taylor Dent sur l'Australien Tony Roche, qui était
bien revenu après un mauvais départ : 6/4 7/5 4/6 4/6 7/5.
deuxième tour
Le jeune Noah trouve un adversaire qui lui est encore nettement supérieur, en la personne de Tom Okker : 6/2 6/3 6/2.

Victor Pecci s'octroie deux balles de match face à Alexander,
mais ne les convertit pas, et s'énerve, discute beaucoup avec
les arbitres, au point d'en perdre sa concentration. L'Américain
s'impose : 7/5 4/6 9/8 8/9 12/10. c'est le score le plus long en jeux
depuis l'introduction du tie break.
troisième tour
Tom Okker tient en respect l'Argentin Guillermo Vilas, qui cherche encore comment jouer sur gazon : 6/3 6/4 6/2.

Phil
Dent, émoussé par la bagarre du tour
précédent, est vaincu par John Newcombe. le vieux
briscard revient bien après une période d'errance : 6/1
1/6 6/4 6/4.

huitièmes
Formidable spectacle offert par Fibak et Sandy Mayer. L'Américain gagne : 6/4 6/2 6/8 1/6 7/5.

Raul
Ramirez bat John Newcombe dans ce qui était
présenté comme une affiche très attendue de ces
huitièmes. Mais il n'y a pas eu réellement de match.,
tant le Mexicain a dominé "Newk" dans tous les compartiments du
jeu : 6/2 9/8 6/3. "Je n'ai jamais
joué aussi bien à Wimbledon, et je pense que mon quart de
finale contre Connors se déroulera très
différemment de notre finale à Birmingham l'autre jour".

La
grosse affiche a opposé Nastase à Tanner. Le Roumain,
très appliqué, domine un Roscoe Tanner qui, en
délicatesse avec sa première balle, passe à
côté de son match : 2/6 6/4 6/2 6/3.


quarts
Björn
Borg doit en découdre avec Sandy Mayer. Malmené dans les
premiers tours, il retrouve confiance et efficacité pour se
défaire rapidement de l'Américain : 7/5 6/4 6/3.

Ilie
Nastase n'est pas aussi performant au service que les jours
précédents, ce dont Okker profite à merveille. Le
Hollandais bondissant se qualifie pour le dernier carré : 7/5
6/1 2/6 6/3.

Vitas
Gerulaitis, héroïque l'an passé face à Borg,
livre encore ici une beau combat et vient à bout de Brian
Gottfried : 7/5 4/6 9/7 6/2.

Ramirez
pensait tenir la dragée haute à Connors. Il est confiant,
vu qu'il n'a pas concédé un seul set depuis le
début de la quinzaine. Mais Jimbo se montre flamboyant, et
réussit à faire douter le Mexicain, qui se montre encore
fragile mentalement. Le n°2 mondial ne laisse aucune chance
à son adversaire : 6/4 6/4 6/2.

demis
Le Hollandais Tom Okker, redescendu dans la hiérarchie
au-delà de la 100ème place mondiale, et plus très
loin de la retraite, est l'invité surprise de ces demi-finales,
qu'il n'avait jamais atteintes par le passé. Et face à Borg,
le score est net, propre et sans bavure : 6/4 6/4 6/4.


Vitas Gerulaitis aura bien une balle de première manche, mais
ensuite, il ne verra plus le jour face à Jimmy Connors : 9/7 6/2 6/1.
finale
Même affiche que l'an passé en finale entre les deux meilleurs joueurs du monde, Connors et Borg.

La
revanche tourne court. Jimmy Connors s'est fait prendre à
la gorge dès les premiers échanges. Il a eu une chance de
se refaire dans le deuxième set, quand Borg se retrouva servant
à 2/1 et 0/40. Mais le Suédois sert alors à la
perfection. Le New-Yorkais est
impuissant face au tennis millimétré du Suédois,
qui, beaucoup plus agressif que l'an passé, prend le jeu
à son compte, et remporte la finale très largement 6/2
6/2 6/3. "L'un des meilleurs matchs de ma carrière",
confiera le désormais triple lauréat de l'épreuve,
qui peut maintenant rêver de réussir le fameux Grand
Chelem; il en est à mi-chemin. Connors vient lui de subir sa pire défaite dans une finale majeure.






Martina Navratilova,
à 21 ans, remporte son premier Wimbledon, en battant Chris Evert
en finale. La Tchécoloslovaque devient par la même
occasion la nouvelle n°1 mondiale.


En double, on notera l'apparition au All England Club de la
première équipe noire de l'histoire, Arthur Ashe ayant
choisi de faire équipe avec le jeune Yannick Noah, qu'il avait
découvert au Cameroun.

© 2007