Roland-Garros

Les Internationaux de France


ROLAND-GARROS 1998
terre battue

1998

Carlos Moya remporte son premier titre en Grand Chelem en dominant Alex Corretja dans une finale 100% espagnole.

- du 25 mai au 7 juin 1998 -


tournée préparatoire
Barcelone Monte Carlo Super 9 Hambourg Super 9 Rome Super 9
Barcelone Monte Carlo Hambourg Rome


Météo : la pluie s'est invitée et a rendu les courts, en particulier le Suzanne Lenglen, particulièrement lents, ce qui a défavorisé les attaquants naturels. Le Lenglen est moins exposé au soleil et au vent, et l'humidité s'y maintient plus longuement, ce qui peut expliquer le nombre de défaites surprises constatées sur ce court.


Korda titré à l'Open d'Australie a la possibilité de briller également sur la terre battue parisienne. Il avait d'ailleurs atteint la finale en 1992. Rios, finaliste à Melbourne, peut lui aussi aller au bout sur une surface qui lui convient également très bien. Sampras a tout gagné dans sa carrière, à l'exception du French Open. Il aimerait donc bien combler ce vide dans son énorme palmarès. Mais y croit-il lui-même ?




Têtes de série (TS)
1 Pete Sampras 5 Greg Rusedski 9 Karol Kucera 13 Albert Costa
2 Petr Korda 6 Yevgeny Kafelnikov 10 Richard Krajicek 14 Alex Corretja
3 Patrick Rafter 7 Jonas Björkman 11 Michael Chang 15 Felix Mantilla
4 Marcelo Rios 8 Gustavo Kuerten 12 Carlos Moya 16 Alberto Berasategui








premier tour        second tour        troisième tour        huitièmes de finale

quarts de finale        demi-finales        finale

autres résultats



premier tour


Frayeur pour Marcelo Rios, qui se fait soigner pour une douleur au coude. Mais le Chilien tiendra son rang, et même mieux que cela, en disposant du Néo-Zélandais Brett Steven : 7/5 6/2 3/6 6/3.


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Exploit sur le Court Suzanne Lenglen, avec la victoire du jeune russe Marat Safin, 116ème mondial, sur Andre Agassi, certes fragilisé par une blessure à l'épaule : 5/7 7/5 6/2 3/6 6/2. A ce jour, l'Américain n'a toujours pas gagné de match en cinq sets à Paris. Il est très déçu, lui qui avait à coeur de briller ici et avait mis le paquet pour parfaire sa préparation, mais ce tournoi de Roland-Garros lui échappe encore cette année. Mais en face, il avait un drôle de gamin, qui sert régulièrement des premières balles à près de 200 km/h, qui use à merveille de son coup droit et de son revers pour envoyer des coups de fusil.

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Cédric Pioline nous a fait un drôle de match contre Marco Filippini. L'Uruguayen s'est plaint de douleurs à la cuisse gauche, et a donc appelé le kiné au changement de côté alors que le Français mène 2-1 dans la dernière manche. Il se détache logiquement face à un adversaire diminué, mais voilà que lui aussi grimace à son tour, saisi de crampes ! A 5-2, c'est donc Pioline qui demande l'assistance médicale. Le kiné se trouve pris entre deux patients ! Filippini revient à 5-4, puis Cédric doit conclure sur son service. Mais à 30-0, le Français se détend pour volleyer et s'offre trois balles de match. Mais sur cette extension, il s'est encore fait mal, et le public commence à manifester de l'inquiétude pour son protégé. Finalement, dans un dernier effort, Pioline s'en sort, mais les deux joueurs ont été héroïques pour dépasser leurs souffrances : 6/1 3/6 7/5 6/7 6/4.  

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Grippé, le récent vainqueur de l'Open d'Australie Petr Korda n'a pu réellement défendre ses chances lors de ce premier tour qui lui échappe. Le Tchèque avait pourtant su réagir après la perte des deux premières manches. L'Argentin Zabaleta, un qualifié, ne cache pas sa joie après la victoire : 6/0 6/2 3/6 4/6 6/2.

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Avec Zabaleta, le total des joueurs passés par les qualifcations se porte à onze au second tour, ce qui est le record en Grand Chelem, aussi bien qu'à Wimbledon en 1973, mais cette année-là, plusieurs grosses pointures avaient boycotté le tournoi londonien, ce qui rendait la performance plus facile sur le papier, surtout que les qualifiés étaient beaucoup plus nombreux sur la ligne de départ.

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deuxième tour

Sur une terre battue ... par la pluie, Sampras, le n°1 mondial, n'a pu développer son jeu d'attaque, et a dû rendre les armes face au modeste Paraguayen Ramon Delgado : 7/6 6/3 6/4.

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Santoro n'avait jamais réussi à remonter deux sets. Le 28 mai 1998, il  y parvient enfin ! Face à l'Argentin Lucas Arnold : 4/6 4/6 6/4 6/0 6/3. Bravo Fabrice. 

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Ce n'est pas son beau tatouage qui a sauvé Mark Philippoussis du naufrage face au Tchèque Ulihrach, alors que l'Australien avait remporté les deux premières manches : 3/6 6/7 7/5 6/4 9/7.

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Dans un match de calibre moyen, voire médiocre, Kafelnikov, le vainqueur 1996, s'incline face au Suédois Thomas Enqvist : 4/6 7/6 7/6 6/1. Le Russe a pourtant obtenu 5 balles de deux sets à rien. Sur la dernière d'entre elles, durant le tie-break, le Suédois s'en sort avec un passing venu d'une autre planète ! C'était le tournant de la rencontre.

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Marat Safin réalise l'exploit de battre Kuerten : 3/6 7/6 3/6 6/1 6/4. Après Agassi au premier tour, le tableau de chasse s'embellit encore pour le Russe. C'est la première fois qu'un qualifié élimine le tenant du titre !

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Le Russe Kafenikov a eu très chaud opposé à Zabaleta. Le joueur argentin a mené deux manches à une, puis le vainqueur de l'édition 96 a pris tous les risques, ce qui s'est avéré payant ... cette fois-ci : 6/2 3/6 6/7 6/4 6/4

2000




Résultats :

Delgado bat Sampras 7/6 6/3 6/4
Sargsian bat Gaudenzi 6/4 6/2 6/7 6/4
Santoro bat Arnold Ker 4/6 4/6 6/4 6/0 6/3
Mantilla bat B. Black 6/2 6/2 7/6

Woodbridge bat Raoux 6/4 4/6 6/3 6/0
Meligeni bat Spadea 7/6 7/6 6/3
Va, Garsse 6/3 3/6 6/7 7/6 6/2
Muster bat Kiefer 6/2 6/1 6/3

Rios bat Benfele Alvarez 6/4 6/2 6/2
Ferreira bat Norman 6/4 6/4 6/4
Ulihrach bat Philippoussis 3/6 6/7 7/5 6/4 9/7
A. Costa bat Göllner 6/4 7/6 6/2

Moya bat Imaz 6/4 7/6 6/2
Ilie bat Tillström 6/7 6/3 6/3 6/4
Knippschild bat Courier 6/4 6/2 6/3
Van Herck bat Mas 6/3 7/6 7/5
Enqvist bat Kafelnikov 4/6 7/6 7/6 6/1
Dewulf bat Martelli 7/6 6/4 7/6
Clavet bat Delaître 6/2 6/4 6/7 6/1
Chang bat Van Lottum 7/5 6/2 3/0 ab.

Corretja bat Vicente 6/3 6/2 6/3
Gumy bat Pozzi 6/2 6/3 3/6 5/7 11/9
Gustafsson bat Prinosil 6/4 6/3 6/7 6/1
Stoltenberg bat Rafter 6/4 2/6 6/3 6/2

Safin bat Kuerten 3/6 7/6 3/6 6/1 6/4
Vacek bat Gambill 6/4 6/2 5/7 7/6
Pioline bat Boutter 7/5 6/3 3/6 6/4
Krajicek bat R. Gilbert 7/5 6/4 6/1

Berasategui bat Solvès 6/3 3/6 6/3 6/4
Hrbaty bat Viloca 6/3 6/3 6/3
Arazi bat Escudé 6/3 6/4 6/2
Zabaleta bat Tarango 6/0 6/2 6/2
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troisième tour

Chang est le dernier des douze représentants américains encore en lice au troisième tour, et il n'ira pas plus loin. Déroute des Etats-Unis cette année à Roland, comme jamais. Chang est battu par un Espagnol, encore un, Francesco Clavet : 3/6 7/6 6/2 6/4.




Le Sud-Africain Wayne Ferreira s'est tordu la cheville droite sur une glissade en bout de course alors qu'il tentait de revenir à la hauteur de Marcelo Rios, qui avait déjà empoché le premier set. Et Rios a bien justifié son prix citron, en ne montrant pas beaucoup de compassion pour son adversaire blessé et contraint à l'abandon : 6/1 3/3 ab. "Non, je ne lui ai pas parlé, ça peut arriver à tout le monde, ces choses-là", dira plus tard le Chilien. Remarquez que ce n'est certainement pas Wayne qui le contredira, lui qui s'est fait la même entorse l'an passé et qui donc comme cette année, avait dû renoncer !

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Alex Corretja et Hernan Gumy ne parviennent à se mettre d'accord qu'après 5h31 d'un match qui devient le nouveau record de durée à Roland-Garros depuis l'installation du tie-break. Fait peu banal : l'Espagnol a bénéficié d'une balle de 4ème set mais la pluie, aussi soudaine que torrentielle, a forcé l'interruption du jeu juste à ce moment-là. Le lendemain, le match reprend donc sur cette balle de set. A froid, Corretja concrétise cependant cette occasion. Le n°14 passe l'obstacle argentin : 6/1 5/7 6/7 7/5 9/7. 

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Pas de souci pour Cédric Pioline, qui bat le 10ème joueur mondial Richard Krajicek  6/3 6/2 7/5. Tous les clignotants sont au vert pour le régional de l'étape, né à quelques encablures du stade.

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Résultats :

Delgado bat Sampras 7/6 6/3 6/4
Sargsian bat Gaudenzi 6/4 6/2 6/7 6/4
Santoro bat Arnold Ker 4/6 4/6 6/4 6/0 6/3
Mantilla bat B. Black 6/2 6/2 7/6

Woodbridge bat Raoux 6/4 4/6 6/3 6/0
Meligeni bat Spadea 7/6 7/6 6/3
Va, Garsse 6/3 3/6 6/7 7/6 6/2
Muster bat Kiefer 6/2 6/1 6/3

Rios bat Benfele Alvarez 6/4 6/2 6/2
Ferreira bat Norman 6/4 6/4 6/4
Ulihrach bat Philippoussis 3/6 6/7 7/5 6/4 9/7
A. Costa bat Göllner 6/4 7/6 6/2

Moya bat Imaz 6/4 7/6 6/2
Ilie bat Tillström 6/7 6/3 6/3 6/4
Knippschild bat Courier 6/4 6/2 6/3
Van Herck bat Mas 6/3 7/6 7/5
Enqvist bat Kafelnikov 4/6 7/6 7/6 6/1
Dewulf bat Martelli 7/6 6/4 7/6
Clavet bat Delaître 6/2 6/4 6/7 6/1
Chang bat Van Lottum 7/5 6/2 3/0 ab.

Corretja bat Vicente 6/3 6/2 6/3
Gumy bat Pozzi 6/2 6/3 3/6 5/7 11/9
Gustafsson bat Prinosil 6/4 6/3 6/7 6/1
Stoltenberg bat Rafter 6/4 2/6 6/3 6/2

Safin bat Kuerten 3/6 7/6 3/6 6/1 6/4
Vacek bat Gambill 6/4 6/2 5/7 7/6
Pioline bat Boutter 7/5 6/3 3/6 6/4
Krajicek bat R. Gilbert 7/5 6/4 6/1

Berasategui bat Solvès 6/3 3/6 6/3 6/4
Hrbaty bat Viloca 6/3 6/3 6/3
Arazi bat Escudé 6/3 6/4 6/2
Zabaleta bat Tarango 6/0 6/2 6/2

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huitièmes

Rios est la seule des huit premières têtes de série à être encore là après les trois tours "de chauffe". Une telle hécatombe parmi l'élite n'était jamais arrivée en Grand Chelem.

Rios justement, vient à bout d'Albert Costa dans ce qui a été présenté comme la finale avant la lettre : 4/6 6/4 6/3 6/3.
Le Chilien, n°3 et grand favori de cette édtion 98 après sa victoire à Rome, à l'issue d'une finale qui n'avait d'ailleurs pas été disputée du fait du forfait de l'autre finaliste ... Albert Costa, assume ici pleinement son statut. Maintenant remis de sa blessure au coude,  il est l'homme à battre.  
 
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Le match qui a opposé Pioline au surprenant Safin sera considéré comme le plus beau match de la quinzaine. Safin, sur une balle de premier set, sert une deuxième balle à 195km/h ! Risque démesuré et payé cher : double faute du Russe. Pioline va s'imposer au terme des cinq manches : 7/5 4/6 6/7 6/4 6/4.

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quarts

Felix Mantilla élimine un ancien vainqueur, Thomas Muster : 6/4 6/2 4/6 6/3. 

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Rios, grand favori du tournoi, se fait sortir par un autre Espagnol, Carlos Moya : 6/1 2/6 6/2 6/4.

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En 1997, Kuerten avait raflé la mise à la Porte d'Auteuil. C'était le tournoi des qualifiés. Dewulf et Arazi cette année ont confirmé la tendance en atteignant encore les quarts de finale.

Le Belge Filip Dewulf ne peut rien contre Alex Corretja : 7/5 6/74 6/3.
Il y aura donc trois Espagnols en demi-finales. Seules deux nations avaient ainsi occupé trois quarts du dernier carré à Roland : l'Australie en 1969 (Rosewall, Roche et le futur vainqueur Rod Laver) et les Etats-Unis en 1980 (Gerulaitis, Connors et Solomon, mais c'est un Suédois qui a gagné le tournoi).

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Le  Marocain Hicham Arazi n'a pas su être assez audacieux pour éteindre la petite flamme que Pioline avait encore laissé allumée dans un cinquième set où le Français agonisait. Arazi avouera qu'il avait vu la victoire trop tôt : "Je pensais déjà au match contre Corretja. Cédric me paraissait tellement fatigué".

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Magnifique Pioline, qui remporte un troisième match au bout des cinq sets : 3/6 6/2 7/6 4/6 6/3. Il est le 7ème Français à atteindre les demi-finales de Roland-Garros, après Goven (1970), Proisy (1972), Jauffret (1974), Noah (1983), Roger-Vasselin (1983), et Leconte (1988 et 1992). Mais Pioline est le seul à avoir atteint ce stade sur trois surfaces différentes en Grand Chelem, après l'US Open 1993 et Wimbledon 1997.

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demis

Une demi-finale entre deux Espagnols : Moya contre Mantilla. C'est Moya, plus expérimenté, qui s'impose, sachant élever progressivement le niveau de son jeu dans une rencontre qui a tardé à décoller : 5/7 6/2 6/4 6/2.

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A bout de force sous une chaleur accablante, Cédric Pioline perd sa demi-finale face à un adversaire à qui tout sourit, y compris les lignes et le filet ! Corretja rejoint son pote en finale : 6/3 6/4 6/2.

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finale

Les deux joueurs se connaissent et s'apprécient, ce qui garantit une ambiance bon enfant dans cette finale. Mais dans la bataille, grâce à son formidable coup droit, Carlos Moya prend le meilleur sur son ami Alex Corretja : 6/3 7/5 6/3.

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Corretja se joindra au public pour exécuter la ola
entre deux points. 


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Moya est le quatrième Espagnol à s'imposer dans le tournoi parisien, après Santana, Gimeno et Bruguera.

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Et puisque Roland-Garros va maintenant fermer ses portes et laisser la place à la Coupe du Monde de football, organisée cette année en France, Pelé s'est chargé d'assurer en personne la transition entre la petite balle jaune et le ballon de cuir ! Notez que Corretja et Moya se défendent plutôt bien dans les jongles de la tête avec le roi de la spécialité !

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Prix citron : Marcelo Rios

Prix orange : Gustavo Kuerten
Prix bourgeon : Sarah Pitkowski



L'Espagne est également triomphale chez les dames, où Arantxa Sanchez remporte la coupe Suzanne-Lenglen pour la troisième fois (après 1989 et 1994).




Le Chilien Fernando Gonzalez triomphe chez les juniors.



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