Jo-Wilfried TSONGA

France - droitier

Né le 17 avril 1985 au Mans.



Jo Tsonga est sans doute le meilleur joueur français depuis Grosjean. Il est en tous cas le plus régulier et le plus expérimenté dans le "big four" qu'il forme avec Gasquet, Monfils et Simon, qu'on a pris coutume d'appeler les "Mousquetaires" de l'époque moderne.


Palmarès :
12 titres


Son meilleur classement :
n°5 mondial le 27 février 2012


Personnalité et popularité :

Jo sait très bien se faire aimer du public. Où qu'il joue dans le monde, sur tous les continents, ses fans ne se comptent plus. Sa "gueule" de Cassius Clay se marie très bien avec son jeu plein de punch. Après chaque match gagné, le Manceau avait pris la belle habitude d'exécuter ce que le public attend dans tous les stades du monde : une "danse des pouces" qui n'appartient qu'à Jo. Il a toutefois abandonné ce geste qui signait ses grandes victoires courant 2014.

Quand il revient dans le top 10 de l'ATP en 2010, il confie à des journalistes qui le félicitèrent que ce qui compte vraiment à ses yeux, c'est de gagner des titres, parce que c'est la seule chose qui va rester de sa carrière : une réponse qui en dit long sur son mental de gagnant.


Style de jeu :

Si vous n'avez jamais vu de décalage coup droit, alors vous n'avez jamais regardé un match de Tsonga !

Avec son jeu tout en puissance, Jo Tsonga jouait d'abord en fond de court, comme au temps de sa finale à Melbourne et de son titre conquis à Bercy en 2008. Puis Jo, notamment quand il s'est séparé de son coach Eric Winogradsky, a pris possession du filet, zone où il a vite fait d'exceller, ce qui lui a permis de devenir un des joueurs les plus redoutés du circuit, et de faire du gazon sa surface de prédilection, alors qu'il avait remporté tous ses titres précédents exclusivement sur dur. Son service s'est avéré un des plus efficaces de sa génération, comme l'a démontré ce chiffre éloquent : il a servi 825 aces en 2011, ce qui fut le record de l'année.

Bien que jouant naturellement son revers à une seule main, il a changé de prise pour privilégier la puissance. Mais depuis 2013, Tsonga a maintes fois prouvé qu'il pouvait lâcher la main gauche, sentant bien mieux ses coups dans de nombreuses occasions, et notamment dans les déplacements latéraux.


Carrière (2004)

Jo Tsonga est fils d'un sportif de haut niveau d'origine congolaise, et il compte parmi ses frères Enzo Tsonga, qui a effectué une belle carrière dans le handball français. Orienté vers le tennis après avoir également pratiqué le football, il se distingue chez les jeunes en remportant l'US Open en 2003.

Passé pro en 2004, il ne tarde pas à montrer son style, en plantant quatre aces pour commencer son premier match professionnel, à Pékin contre un des meilleurs joueurs du monde, l'Espagnol Carlos Moya, qu'il domine 6/3 6/3. Puis il bat Mario Ancic au premier tour de Paris-Bercy. Débuts prometteurs !

Ses saisons 2005 et 2006 sont malheureusement gachées par des blessures, au dos puis à l'épaule.

En 2007, alors que son classement lui permet déjà d'entrer dans le grand tableau, Tsonga fait l'impasse sur Roland Garros car il préfère investir sur les surfaces rapides, et notamment le gazon. La stratégie paye, puisqu'il bat Lleyton Hewitt double tenant du titre au tournoi du Queen's.

Tsonga a véritablement éclos au premier plan en 2008, notamment en battant Nadal en demi-finale de l'Open d'Australie. Il se blesse de nouveau, ce qui ralentit encore sa marche en avant. Mais il a terminé l'année sur une très 
bonne note en remportant le prestigieux Masters 1000 de Bercy, en écartant successivement Djokovic, Roddick, Blake et Nalbandian le tenant du titre. Ce titre lui permettra de décrocher son ticket pour le Masters en fin de saison 2008.

L'année 2009 est moins réussie, avec toutefois trois titres dans des tournois d'importance moindre.

Début 2010, il bat Djokovic - un joueur qui lui réussit décidément très bien - en quarts de finale de Melbourne, ce qui plonge d'ailleurs le Serbe dans une mauvaise période de sa carrière. Mais il est cueilli au tour suivant par un Federer des grands jours.

En 2011, Tsonga s'offre le scalp de Roger Federer à Wimbledon, ce qui le conduit dans le dernier carré de ce tournoi. Il bute hélas sur Novak Djokovic, quasiment invincible cette année-là. C'est en 2011 que le Manceau va apprivoiser le service-volée et aiguiser cette arme, ce qui lui permettra de battre les meilleurs joueurs du moment : Federer donc, qu'il battra encore à Montréal, mais aussi Nadal, qu'il domine au Queen's puis au Masters en fin d'année. Tsonga terminera l'année superbement avec deux grandes finales, la première à Bercy, puis une autre au Masters, à chaque fois battu par Roger Federer. On notera que les deux hommes se sont joués à huit reprises dans cette seule saison 2011, ce qui constitue le record en la matière. Tsonga aura été le roi des aces cette année-là avec 825 aces, mieux que le grand spécialiste John Isner (2ème avec 811) et Feliciano Lopez (3ème avec 734).

En 2012, Tsonga commence sa saison sur des bases assez médiocres, mais il est le meilleur Français devant Simon et Monfils. Il obtient son meilleur classement en février - 5ème joueur mondial derrière le fameux "Big Four" composé de Djokovic, Nadal, Federer et Murray. A Wimbledon, il se fraye un chemin assez facile jusqu'en quarts, où il passe tout près de renverser Djokovic contre qui il se procure quatre balles de match. Mais le Serbe s'en tire. Jo décrira cette défaite comme la pire de sa carrière. 2012 aura été la saison des occasions manquées. Souvent placé, mais trop souvent mis sous l'éteignoir par les joueurs mieux classés que lui, comme au Masters où il se qualifie pour la deuxième année de suite, et où il sort de gros matchs face à Djokovic, Berdych et Murray, sans pouvoir asseoir sa domination.

En 2013, il rate son Open d'Australie mais réussit encore un coup à Roland, devant son public, en surclassant Roger Federer en trois petits sets avant de sombrer face à David Ferrer en demi-finale. Ce fut donc la deuxième fois qu'il b
attait le Suisse dans un Grand Chelem après Wimbledon 2011. Seuls Nadal, Djokovic et Berdych ont su réussir ce tour de force.

La suite de la saison 2013 est très moyenne, Tsonga ne sachant plus vaincre les membres du top 10. Il ne parvient donc pas à se qualifier pour le Masters.

Il faudra attendre le mois d'août 2014 pour revoir Tsonga atteindre des sommets. Et de très belle manière, puisqu'il remporte le Masters du Canada en s'offrant le scalp de trois membres du Big Four : Djokovic, Murray et en finale Federer ! Il accepte de jouer le premier match de la finale de la coupe Davis alors qu'il est blessé au bras. Il s'incline face à Wawrinka, et le public français lui reprochera d'avoir tenu son rang alors qu'il n'était pas au maximum de ses capacités.

En 2015, Jo se qualifie pour les demi-finales de Roland pour la deuxième fois de sa carrière. Il avait dominé Nishikori pour la première fois en Grand Chelem, puis s'inclina face au futur vainqueur Stan Wawrinka.




Son entraîneur :

Didier Tsonga, son père (jusqu'en 2004)
Eric Winogradsky (2004-2011)
Roger Rasheed (octobre 2012 - août 2013)
Thierry Ascione
(depuis novembre 2013)
Nicolas Escudé (depuis novembre 2013)

Eric Winogradsky



Ses titres :

0 Gd Chelem 0 Masters 2 Masters 1000 1 ATP 500 9 ATP 250


Bangkok 2008 Bercy 2008 Johannesbourg 2009 Marseille 2009 Tokyo 2009

2013
Metz 2011 Vienne 2011 Doha 2012 Metz 2012 Marseille 2013

Toronto 2014 Metz 2015



Son site officiel

Tsonga 7 official