Mark PHILIPPOUSSIS

Australie - droitier

Né le 7 novembre 1976 à Melbourne.



L'Australien fut un des plus grands serveurs de tous les temps. Il a à son actif une victoire au Masters Series d'Indian Wells et deux finales en Grand Chelem.


Palmarès :
11 titres
victoires en coupe Davis


Son meilleur classement :
n°8 mondial le 19 avril 1999


Personnalité et popularité :

Révélé très tôt comme ayant un potentiel pouvant en faire un futur n°1 mondial, Philippoussis ne s'est pas toujours donné les moyens de ses ambitions. Il souffrit de frictions avec ses compatriotes Hewitt et Rafter par son manque de professionnalisme quand il s'agissait de défendre les chances de l'Australie en coupe Davis. Après sa carrière sportive, Mark a d'ailleurs mal géré sa fortune.


Ses origines :

Son nom à consonnance grecque vient de son père. Sa mère est australienne d'origine italienne.


Style de jeu :

Surnommé "Scud", Mark Philippoussis possédait un coup droit d'une puissance étonnante. C'est avec ce bras qu'il propulse des balles au service réputées comme faisant partie des plus rapides de l'histoire du tennis. Par ailleurs, le public australien lui a tenu rigueur de son manque de combativité en 2004 quand il perdit sèchement face aux Suédois.



Carrière :

En 1994, Mark n'a que 17 ans quand il participe à son premier Open d'Australie. Paradoxalement, il n'a jamais fait mieux que huitième de finaliste dans sa ville natale. Toutefois il peut se vanter d'avoir éliminé Pete Sampras du tournoi dans l'édition 1996, ce qui coûtera à l'Américain sa place de n°1 mondial.

En 1997, Mark parvient à remporter trois titres la même année sur trois surfaces différentes, ce que peu de joueurs ont su faire,
et il n'a pas encore vingt ans.

En 1998, il atteint la finale de l'US Open, après des victoires en quarts sur Thomas Johansson et en demis sur Carlos Moya, récemment titré à Roland Garros. Il est vaincu par son compatriote Patrick Rafter.

En 1999, il remporte le Super 9 californien d'Indian Wells, ce qui lui vaut d'intégrer le top 10. A Wimbledon, Mark, trahi par son genou gauche, abandonne contre le double tenant du titre Sampras alors qu'il menait au score  En fin d'année, alors qu'il a atteint le meilleur classement de sa carrière, 8ème, il défend les couleurs de l'Australie en finale de la coupe Davis, et c'est lui qui à Nice contre la France fait l'essentiel du travail pour son équipe en battant d'abord Grosjean puis en apportant le point décisif dans le deuxième simple contre Cédric Pioline.

En 2000, Mark réussit son meilleur parcours à Roland Garros. Il s'y paie la peau de Pete Sampras et va jusqu'en huitièmes de finale. Il parvient pour la troisième fois de suite en quart de finale de Wimbledon, tournoi du Grand Chelem où il se montre plus régulier qu'ailleurs. Il écarte de sa route Tim Henman et c'est Agassi qui se charge de lui faire mettre un genou à terre. Un genou qui d'ailleurs lui causera bien des soucis par la suite ! Mark subira plusieurs opérations chirurgicales pour le soigner, ce qui l'éloignera des terrains, où il reviendra par intermittences, mais sans retrouver son meilleur niveau. A Bercy, il va jusqu'en finale, où il est vaincu par Safin.

En 2001, après un début d'année prometteur, pusqu'il fait finale à Adélaïde en janvier, il renonce à disputer l'Open d'Australie pour se faire soigner; il revient sur les courts pour gagner le tournoi de Memphis dès février, mais il ne pourra pas défendre ses chances pour la suite de la saison.

En 2002, il atteint les huitièmes de finale de Wimbledon, mais est battu par Richard Krajicek, un ancien lauréat. Notons qu'à l'exception de l'édition 1997, où il fut éliminé par le Britannique Rusedski dès le premier tour, il a toujours été battu par un ancien vainqueur du tournoi : Sampras à trois reprises en 1996, 1998 et 1999, Agassi en 2000, et donc Krajicek en 2002. Finaliste en 2003, il faudra attendre 2004 pour que ce caprice des statistiques cesse définitivement.

En 2003, son parcours à Londres sonne comme un réveil, une sorte de résurrection. Il se défait en particulier d'Agassi sur qui il décoche 46 aces - ce qui constituait à l'époque un record à Wimbledon - et de Sébastien Grosjean en demi-finale. En finale, il subit la loi de Federer qui inaugure là une série de cinq couronnes consécutives. Il permet également à son pays de remporter une nouvelle fois la coupe Davis, en battant notamment Ferrero pour l'obtention du point décisif pendant la finale à Melbourne.

Mais ce retour à un excellent niveau dans son tennis au cours de l'année 2003 ne sera jamais confirmé par d'autres résultats du même acabit. En 2004, il se hissera en huiitèmes de finale à Melbourne où il se fera surprendre par le Marocain Arazi, puis à Wimbledon où il sera défait par Tim Henman. Mais il aura jeté là ses dernières forces dans la bataille. Entre les deux, Philippoussis passe complètement à côté de sa rencontre de coupe Davis au premier tour face aux Suédois Joachim Johansson et Thomas Enqvist, ce qui accélerera la désaffection du public australien à son égard.

En 2006, descendu dans les abysses du classement ATP, Mark est convié par les organisateurs à s'afficher au tounoi de Newport. Il en profite pour remporter ce tournoi peu relevé, et terminer sa carrière sur une bonne note.


Son entraîneur :
Nick Philippoussis, son père
Pat Cash (1999-2000)
Gavin Hopper
Peter McNamara (2002-2006)


Reconversion :

En juin 2007, Mark Philippoussis a joué les tombeurs pour minettes dans l'émission de télé-réalité The Age of Love sur la chaîne NBC. Il y a été conquis par la jolie Amanda Salinas.




Ses 11 titres :

0 Grand Chelem 0 Masters 1 Masters Series 2 ATP 500 8 ATP 250

Toulouse 1996 Scottsdale 1997 Munich 1997 Queen's 1997 Memphis 1998

San Jose 1999 Indian Wells 1999 San Jose 2000 Memphis 2001 Shanghai 2003

Newport 2006


Sa compagne :
Delta Goodrem (2004), la célèbre chanteuse et actrice australienne
Alexis Barbara (2005-2006), une autre actrice, qui fut sa première fiancée
Siobhan Parekh (2008), un mannequin d'origine irlando-indienne
Jennifer Esposito, l'actrice avec qui il s'est fiancé en 2009