Federer : le déclin annoncé ... et toujours retardé


En septembre dernier, alors que Federer sortait d'un US Open décevant, certains ici ne croyaient pas le Suisse capable de regagner un Grand Chelem. J'avais pourtant fait part de mon optimisme, que Federer a tout à fait les moyens de remporter un ou deux Grands Chelems, que ce soit Wimbledon ou un autre tournoi.

Je me rappelle au bon souvenir de ce que les gens ont dit ces dernières années. Les médias enterrent Roger pour la troisième fois déjà :



1. en 2008, après sa défaite à Wimbledon
contre Nadal, premiers coups de pioche pour creuser sa tombe.
Roger a ensuite rassuré ses fans
en remportant quatre Grands Chelems sur six
(US 2008, RG 2009, Wim 2009, Australie 2010)



2. en 2010, après ses défaites en quart à Roland Garros et à Londres : nouvel enterrement. Mais à l'automne 2011, Federer a réussi
le triptyque parfait Bâle - Bercy - Masters.
Il reconquiert la place de n°1 mondial en 2012.



3. en 2013, enfin, après une saison calamiteuse de Federer, marquée par ses éliminations précoces à Wimbledon et à Flushing, les médias enterrent Roger pour la troisième  fois ... Mais 2014 ne ressemble pas à 2013, Federer n'est plus gêné par son dos, il a adopté une tactique de jeu plus offensive, sous l'impulsion de Stefan Edberg, et ça paie ! Tout le monde croit de nouveau en ses chances de remporter un autre Grand Chelem.









A quand la prochaine annonce de la fin du mythe Roger ?

Pour ma part, je me raccroche à une valeur sûre, mais qui a semble-t-il échappé à beaucoup de médias : la forme physique de Roger, qui n'a jamais abandonné, qui n'a été que très rarement blessé ou malade, et dont la technique à l'économie lui promet une longévité bien supérieure à celle de ses trois principaux rivaux. De plus, Roger connaît parfaitement son corps et ses limites, et si il affirme qu'il peut encore faire mal, il sait de quoi il parle. Il n'est pas à l'abri d'un nouveau contre-coup, mais cela ne remettra pas son incroyable potentiel de trentenaire en question.

Roger dans un état de forme optimal est plus fort que Djokovic, même si le Serbe a progressé depuis 2010.

C'est Nadal le vrai problème de Roger, pas Djokovic. Les deux pires adversaires du Suisse, ce sont Rafa et ... Roger lui-même, à cause de son âge !